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Bayrou : "Le changement, c'est ce qu'on dit quand on n'a rien à dire"
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Et paf !

Bayrou : "Le changement, c'est ce qu'on dit quand on n'a rien à dire"

"Le Point" publie en exclusivité les bonnes feuilles du livre du candidat centriste, "La France solidaire".

François Bayrou est optimiste. C'est en tout cas ce qu'il affirme dans La France solidaire (Plon), son livre de campagne dont Le Point publie en exclusivité les bonnes feuilles. Le centriste croit toujours en son destin, résume l'hebdomadaire.

Pour remettre debout une France malade de ses "fantômes" ("mensonges d'État, démagogie, chômage"...), le candidat du Modem propose de changer de modèle. Sa France serait honnête, l'État impartial, les valeurs de la France (liberté, égalité, fraternité, laïcité...) respectées, et la fierté nationale modeste.

Les deux principaux concurrents de François Bayrou, que sont François Hollande et Nicolas Sarkozy, ne sont pas en reste :

A propos de François Hollande : "Certains choisissent le changement. C'est un des mots les plus creux du vocabulaire politique. (...) Le changement, c'est ce qu'on dit quand on n'a rien à dire, ou qu'on ne peut rien dire. Ou, pire, quand on ne veut rien dire, faute d'avoir une pensée cohérente, indépendante des sondages et de l'air du temps. Car le changement n'est rien en soi : des changements, il en est de bons et il en est de mauvais, et parfois de très mauvais."

François Bayrou reproche aussi au candidat PS d'avoir déclaré fin janvier : "Ceux [des hauts fonctionnaires] qui sont liés au pouvoir actuel devront forcément laisser la place à d'autres." Le candidat centriste parle d'une "corruption de l'esprit public" alors que l'opposition reproche depuis des années "à Nicolas Sarkozy de peupler la haute fonction publique de ses affidés et de ses obligés".

"Je prétends que la corruption des esprits n'est pas inévitable, et que l'État est plus fort si on le débarrasse de l'obligation d'allégeance et de soumission. Je veux des fonctionnaires libres, et parce qu'ils seront libres ils seront encouragés à être loyaux", soutient François Bayrou.

Sur Nicolas Sarkozy : "D'autres choisissent La France forte. Ceux qui ont, ces dernières années, le plus affaibli notre pays et mis à mal ses valeurs se drapent dans l'invocation de son intégrité et de son rayonnement. (...) Ce qui a affaibli la France, c'est l'absence de lucidité, les directions erronées, la division des Français entre eux, la recherche perpétuelle de boucs émissaires. (...) Le style brutal pour, au bout du compte, ne rien faire, ou pas grand-chose. La mise en scène avec les grands de ce monde pour montrer combien l'on est grand soi-même. Tout cela, c'était le contraire de la France forte."

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