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Crise des réfugiés : François Bayrou aborde les questions du délit de solidarité, le vent de défiance en Europe ainsi que le rôle des ONG et des passeurs
©LUDOVIC MARIN / AFP

L'Europe face à ses responsabilités

Crise des réfugiés : François Bayrou aborde les questions du délit de solidarité, le vent de défiance en Europe ainsi que le rôle des ONG et des passeurs

François Bayrou a vivement dénoncé la répression du délit de solidarité. Il soutient en revanche la politique migratoire du chef de l'Etat.

L'homme à la tête du MoDem, François Bayrou, était invité ce jeudi matin sur l'antenne de BFM TV. Il a notamment été interrogé sur la crise des migrants et sur le délit de solidarité. 

Le Conseil constitutionnel a examiné cette semaine une question de constitutionnalité (QPC) sur le délit de solidarité. Le Conseil tranchera le 6 juillet prochain et dira si ce délit est compatible ou non avec la "fraternité" de la devise nationale française. 
Depuis l'adoption de la loi asile et immigration, le "délit de solidarité" a été assoupli. Les militants apportant de l'aide, un logement, de la nourriture ou des soins aux migrants sans contrepartie lucrative sont dorénavant exemptés de sanctions.
François Bayrou a donné son avis tranché sur la question : 
"Des êtres humains qui se battent pour des raisons éminemment morales ne sont pas des ennemis de la société". 
Alors que le sommet sur la crise européenne au sujet des migrants et de l'immigration s'ouvre ce jeudi à Bruxelles, François Bayrou s'est montré très inquiet.
"La question de la décomposition de l'Europe est à l'ordre du jour et ce n'est jamais arrivé".
Le leader du MoDem tient à souligner le paradoxe en matière de défi migratoire : 
"Nous avons aujourd'hui 10 fois d'immigration qu'il y a deux ans". 
Il a notamment dénoncé ceux qui en Europe "tentent de vendre à l'opinion publique, en vue de gains électoraux, que ce sera beaucoup mieux chacun pour soi". Il s'agit là, pour François Bayrou, de "l'idée la plus destructrice pour ce que nous sommes", notamment en matière "d'économie, de défense". 
Selon le dirigeant du MoDem, ces décisions affaibliraient l'Europe face aux grands rivaux sur la scène internationale. Cette idée servirait "les Etats-Unis et la Chine face auxquels le seul pôle de résistance est l'Europe. Détruire et décomposer ce pôle de résistance là est une formidable affaire pour ceux qui voudraient être seuls à diriger la planète". 
François Bayrou est également revenu sur le rôle délicat des ONG et les réalités inhumaines pour les hommes, les femmes et les enfants qui tombent dans les griffes des passeurs : 
"Le ticket de sortie [est vendu] autour de 4000 à 5000 euros pour chacun. On leur vend ce ticket, on les embarque sur des bateaux, on crée un risque d'abandon et de naufrage et à ce moment-là des ONG interviennent. C'est noble qu'elles interviennent, mais les passeurs comptent sur cela pour y arriver. Et le réalisme oblige à dire qu'il faut aller chercher ces réseaux de passeurs pour mettre un terme ou ralentir leurs trafics". 
Le leader du MoDem tient à souligner les dangers pour l'opinion publique et pour la classe politique dirigeante sur ses sujets : 
"L'opinion, les concitoyens, ne doivent pas être envahis par le sentiment qu'on laisse tout faire. [Sinon], se lèvent des vagues de rejet qu'on a vécues en Italie, qu'on vit en Europe de l'Est, qu'on vivra dans d'autres pays. Ces vagues de rejet ne sont pas admirables, [elles sont] tellement fortes qu'un dirigeant digne de ce nom doit les prendre en considération". 
Lu sur Le Figaro

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