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France : le gouvernement est sur le point de prolonger l’état d’urgence
©Reuters

Sécurité

France : le gouvernement est sur le point de prolonger l’état d’urgence

Ce mardi 19 juillet, l'Assemblée nationale examine le texte de la prolongation de l’état d’urgence et pourrait décider de le maintenir pour trois mois. L’état d’urgence est en vigueur depuis les attentats du 13 novembre.

Suite à l'attentat à Nice, le gouvernement souhaite de prolonger l'état d'urgence. Le projet de loi de prorogation de l'état d'urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre, sera examiné ce mardi 19 juillet, à 9 heures en conseil des ministres, avant son examen dans la soirée au Palais-Bourbon. Manuel Valls, hué à Nice lundi, qui viendra lui-même défendre cette quatrième prolongation, pour prévue jusqu'au 26 octobre. Mais "le débat sur la durée aura lieu au Parlement", a déjà indiqué le Premier ministre. De fait, des sources parlementaires et gouvernementales ont indiqué lundi soir que l'état d'urgence devrait finalement être maintenu jusqu'à début 2017. Un geste en direction de la droite, qui ne votera ce texte que sous conditions.

La sécurité du pays, un point qui fâche

Le projet de loi rétablira les perquisitions administratives et permettra d'exploiter les données des ordinateurs et téléphones saisis. Appelant au "rassemblement", Manuel Valls s'est montré ouvert à toute proposition pour "accroître l'efficacité" de l'état d'urgence, dans les limites de "l'état de droit". Le président des Républicains Nicolas Sarkozy, qui réunit députés et sénateurs LR à la mi-journée au siège du parti, avait jugé vendredi "indispensable" de prolonger cet état d'urgence. Cependant,  comme d'autres responsables de droite, il a depuis reproché à l'exécutif de ne pas avoir fait tout le nécessaire pour protéger les Français. À neuf mois de la présidentielle, François Hollande a répliqué lundi à la droite en invoquant une "obligation de dignité et de vérité" pour "ceux qui ont une parole publique". Mais l'affrontement est aussi interne à la droite, à quelques encablures de la primaire. Ainsi Nicolas Sarkozy a sévèrement taclé Alain Juppé en bureau politique lundi, en affirmant que "ce n'est pas raisonnable de dire que si on avait fait ceci ou cela, l'attentat (de Nice) n'aurait pas eu lieu", comme l'a affirmé le maire de Bordeaux. Le Sénat, à majorité de droite et où le débat aura lieu mercredi, pourrait jouer les prolongations des débats parlementaires s'il adopte un texte différent de celui de l'Assemblée. 

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Lu sur Le Point

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