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Florange : François Hollande "assure avoir tenu ses engagements"
©Reuters

Promis !

Florange : François Hollande "assure avoir tenu ses engagements"

Le chef d'État effectue sa troisième visite sur le site des hauts fourneaux d'ArcelorMittal où les syndicats l'attendent de pied ferme.

François Hollande le sait, l'accueil ne sera pas celui qu'il espérait. Trois ans après avoir "sauvé" le site des hauts fourneaux à Florange, le président de la République effectue la troisième visite de son quinquennat dans un climat de tension palpable. Empêtré dans ses révélations fracassantes, il suscite la colère des syndicats FO et CGT depuis la loi El Khomri. Un seul mot à leur bouche : la "colère" après des "engagements non tenus."

Pourtant François Hollande a bien tenté de préparer le terrain, avec une interview donnée aux quotidiens régionaux dont ceux présents dans l'est de la France. "Je m'étais rendu à Florange lors de la campagne présidentielle. Je leur avais fait deux promesses : sauver le site et éviter tout plan social", a rappelé le chef de l'Etat. "Elles ont été tenues. Les 650 salariés qui travaillaient sur le haut fourneau ont été reclassés sur place et aucun n'a été licencié." Et de renchérir : "Non seulement, il n'y a eu aucune perte d'emploi à Florange, mais des embauches ont été réalisées en 2015 et 2016."

Les syndicats lui reprochent en revanche de ne pas avoir nationalisé les hauts fourneaux comme le réclamait son ministre de l'époque Arnaud Montebourg. "J'ai préféré négocier un compromis robuste avec le groupe ArcelorMittal pour qu'il investisse 180 millions d'euros à Florange. 200 millions d'euros d'investissements ont déjà été réalisés, c'est-à-dire plus que prévu" répond le président, qui se rendra à Florange dans l'après-midi.

Laurent Baumel, député socialiste et proche d'Arnaud Montebourg, se montre plus critique, auprès de l'AFP. "Hollande en 2012 a accepté la fermeture des hauts fourneaux et il a situé son action sur le reclassement des salariés" explique-t-il. "Et pour un groupe comme Mittal, le reclassement des salariés c'était de toute façon une obligation légale. Donc ce que Hollande a obtenu est assez proche de ce que la loi aurait imposé."

Lu sur Le Monde

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