États-Unis : Barack Obama réfléchirait à gracier Hillary Clinton juste avant de partir | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
États-Unis : Barack Obama réfléchirait à gracier Hillary Clinton juste avant de partir
©Reuters

Justice

États-Unis : Barack Obama réfléchirait à gracier Hillary Clinton juste avant de partir

Donald Trump a déclaré qu'il voulait nommer un procureur pour poursivre l'ancienne secrétaire d'État.

La Maison blanche a refusé d'exclure la possibilité que Barack Obama accorde une grâce présidentielle à Hillary Clinton avant l'expiration de son mandat le 20 janvier prochain. Josh Earnest, porte-parole de la présidence des États-Unis, a botté en touche sur une question au sujet de l'intention de Donald Trump, président-élu des États-Unis, de nommer un procureur spécial pour enquêter sur l'affaire des emails d'Hillary Clinton, disant que la Maison blanche ne communique pas sur les grâces présidentielles avant qu'elles ne soient signées. 

"Le président a gracié un nombre important d'américains qui purgaient des peines dans les prisons fédérales, et nous n'avons pas parlé en avance des plans du président d'offrir une grâce à ces individus", a-t-il déclaré. "C'est parce que nous ne parlons pas de la réflexion du président, surtout au sujet d'affaires précises qui pourraient recevoir une grâce ou une commutation de peine." 

Si Hillary Clinton n'a pas été mise en examen dans ses nombreuses affaires, et que le FBI a décidé à l'issue de son enquête de ne pas demander de mise en examen, Donald Trump a évoqué plusieurs fois la possibilité de nommer un procureur pour poursuivre l'ancienne secrétaire d'État pour ses diverses affaires. 

Comme dans de nombreux pays, le président des États-Unis a un important pouvoir de grâce. Une "tradition" de la présidence est le fait pour le président d'attribuer de nombreuses grâces à la fin de son mandat, après l'élection de son successeur. En 1974, le premier acte du président Gerald Ford, qui avait remplacé Richard Nixon après la démission de ce dernier, fut de le gracier pour ses actions liées au Watergate ; cette décision a provoqué un tollé national, et la plupart des experts pensent qu'elle fut une cause principale de sa défaite par Jimmy Carter en 1976. En 2000, Bill Clinton avait notamment gracié Marc Rich, financier vivant en Suisse car fugitif d'une instruction pour fraude fiscale, corruption et trafic d'influence, et important donateur des Clinton. 

Lu sur le Daily Mail

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !