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Emmanuel Macron à Davos : "France is back"
©Fabrice COFFRINI / AFP

De retour

Emmanuel Macron à Davos : "France is back"

Ce mercredi 24 janvier, le chef de l'Etat s'est exprimé dans un discours en anglais et en français pendant le Forum économique mondial de Davos. Il a évoqué la France, l'Europe et la mondialisation.

"Ma responsabilité de construire une France prospère et ouverte au monde, mais aussi capable de prendre en considération les laissés-pour-compte. C'est le fameux 'en même temps' que j'essaie de formaliser en France", a lancé Emmanuel Macron ce mercredi 24 janvier, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Et de citer ses réformes : le "système éducatif", "les règles d'accès à l'université", "des réformes pour allouer les ressources différemment et attirer du capital étranger", fermeture des "centrales à charbon d'ici 2022".

"Il faut une Europe plus forte si nous souhaitons éviter la fragmentation du monde"

Puis, Emmanuel Macron a déclaré : "Mon premier message, c'est que la France est de retour" ou "France is back" (en version originale). "La France est de retour au cœur de l'Europe", a-t-il poursuivi. "Il n'y aura jamais de succès français sans succès européen", a-t-il exalté la grandeur de l'Hexagone au sein de l'UE. De ce fait, il a défendu l'Europe, seul endroit au monde où, selon lui, "vous avez un équilibre entre les valeurs" que sont la liberté, la justice et l'équité. "Si je souhaite que la France trouve pleinement sa place dans la compétition mondiale, je pense que la condition, c'est que l'Union européenne soit plus forte et trouve une ambition", a-t-il encore lancé, estimant qu'"il faut une Europe plus forte si nous souhaitons éviter la fragmentation du monde".

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Ainsi, le chef de l'Etat a prôné la conception d'une "stratégie sur dix ans" pour que "l'Europe soit un acteur social, scientifique, écologique" ainsi qu'une "puissance politique". "C'est ce que nous devons bâtir. Il nous faut plus d'ambition", a déclaré Emmanuel Macron, tentant de s'imposer comme la figure motrice de l'UE. "Nous n'y arriverons pas à 27 [membres], mais il nous faut plus d'ambition pour une avant-garde ouverte de l'Europe. La porte est ouverte en permanence. Mais ceux qui ne veulent pas avancer ne doivent pas bloquer les plus ambitieux dans la pièce", a déclaré Emmanuel Macron, qui a prononcé son discours en anglais et en français.

"On doit arrêter tendance à détricoter droit social pour adapter à mondialisation"

La deuxième partie de son discours a été consacrée à la mondialisation : d'un côté, Emmanuel Macron s'est montré ouvert au libéralisme ("personne ne pourra me suspecter de ne pas être 'business friendly'") ; de l'autre, il a fait comprend qu'il entend "reconnaître" et "être à côté de ceux qui ont été oubliés de la mondialisation". "La croissance économique, ce n'est pas une finalité en soi. C'est un moyen", a-t-il déclaré. Et de poser cette question : "est-ce qu'on sait refonder un vrai contrat mondial?".

"Nous avons le devoir d'investir : il y en a un sur lequel on n'est pas aujourd'hui au rendez-vous, c'est l'éducation. (…) J'aimerai aussi que les investisseurs et les entreprises s'engagent", a déclaré le chef de l'Etat. Et de poursuivre : "Nous avons le devoir de partager : je crois dans la généralisation des programmes d'intéressement et de responsabilité sociale et environnementale. On aura justement une surveillance de la répartition de la valeur dans l'entreprise. La solution est du côté des entreprises et des investisseurs. (...) Si vous croyez tout ce que vous avez dit et entendu à Davos, vous ne pouvez pas pratiquer d'optimisation fiscale" .

Il s'est aussi attaqué aux "grands acteurs du numérique". "Il y a une injustice quand ils ne paient pas impôts. On doit mettre fin à ce système qui est injuste et nous devons le faire ensemble pour ne pas craindre que ça favorise la compétitivité d'un autre". "Le FMI ne regarde pas acteurs les plus dérégulés et dérégulateurs du système: le bitcoin, les crypto-monnaies, le shadow banking... Nous devons lancer cette discussion et la lancer dans le cadre du G20", a-t-il aussi déclaré. "Nous avons un devoir de protéger : à quel moment on va décider de stopper des innovations ? Parce qu'il le faudra. Sur le sujet social, on doit arrêter tendance à détricoter droit social pour adapter à mondialisation".

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