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Une plainte a été déposée pour des menaces de mort proférées à l'encontre d'un membre du personnel d'éducation du lycée Charlemagne.
Une plainte a été déposée pour des menaces de mort proférées à l'encontre d'un membre du personnel d'éducation du lycée Charlemagne.
©FRANCOIS GUILLOT / AFP

Justice

Education nationale : une plainte a été déposée à la suite de menaces de mort contre une CPE du lycée Charlemagne

Une conseillère principale d’éducation a été ciblée par des menaces après une altercation avec une élève qui aurait refusé de retirer son voile lors d’une épreuve du baccalauréat. Une enquête a été officiellement ouverte.

Une plainte a été déposée auprès du parquet de Paris pour des menaces de mort proférées à l'encontre d'un membre du personnel d'éducation du lycée Charlemagne, dans le 4e arrondissement de la capitale, selon des informations du Figaro. Une conseillère principale d'éducation a été la cible d'attaques sur les réseaux sociaux à la suite d'une altercation avec une élève qui aurait refusé de retirer son voile pour passer l'examen du baccalauréat.

Les faits se sont déroulés le jeudi 16 juin. Une candidate d'un lycée parisien s’est présente à son centre d'examen, le lycée Charlemagne, afin de passer l'épreuve du baccalauréat de français.

La lycéenne était voilée, ce qui contrevient à la loi de 2004 sur le port des signes religieux à l'école.

Selon les éléments recueillis par l'académie et d’après des informations du Figaro, l'adolescente aurait refusé d'ôter son voile pour pénétrer dans l'établissement et procéder aux vérifications d'identité habituelles.

Ce refus aurait abouti à des échanges qualifiés de « tendus » entre l'élève et la CPE, avant que la candidate accepte finalement de retirer son voile et puisse être accompagnée à la salle d'examen. L'académie précise que la direction du lycée Charlemagne a « veillé à établir un contact » avec l'établissement d'origine de l'élève ainsi que sa famille.

Un individu se présentant comme l'ami de la candidate a relaté les faits sur Twitter, affirmant que l'élève a bien retiré son voile à l'entrée de l'épreuve, mais que la CPE aurait tout de même refusé de la faire entrer dans la salle d'examen. Le ton serait monté durant de longues minutes et la situation, selon lui, serait restée extrêmement tendue, malgré la tentative d'un surveillant de s'interposer. L’ami de la candidate a dénoncé sur Twitter une CPE « islamophobe » et des faits « inadmissibles », d'« une violence inouïe », avant de supprimer ses tweets, puis son compte Twitter.

De nombreux internautes ont alors réagi pour réclamer l'identité de la CPE :

« balance le nom et la photo de la CPE », « le nom de la CPE peut être mentionné pour être dénoncé ».

Des menaces de mort ont également été proférées, selon plusieurs comptes Twitter.

Cette affaire et cet emballement sur les réseaux sociaux rappelle le cas de Samuel Paty, assassiné en octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine par un terroriste islamiste Abdoullakh Anzorov, qui lui reprochait d'avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Il avait eu connaissance de l'identité du professeur sur les réseaux sociaux.

Dès le lendemain, une plainte a été déposée auprès du parquet de Paris, aboutissant à l'ouverture d'une enquête pour « menaces pour de mort », « harcèlement moral en ligne » et « mise en danger de la vie d'autrui par diffusion d'informations relatives à la vie privée », selon les précisions du parquet de Paris auprès du Figaro. L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH).

Le service de la vie scolaire sera renforcé dans les jours à venir au sein du lycée.

Le Figaro

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