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Éducation : démission du président du Conseil supérieur des programmes
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Éducation : démission du président du Conseil supérieur des programmes

Au Monde, Michel Lussault accuse le ministère de "satisfaire" ce qu'il croit être "quelques bas instincts d'une clientèle politique."

Michel Lussault a claqué la porte. Nommé en 2014 par Najat Vallaud-Belkacem à la tête du Conseil supérieur des programmes, il a finalement démissionné de ses fonctions. Au Monde, il critique vivement le ministre de l'Education. "Ses multiples annonces, tout comme sa présence à la « une » de médias comme Causeur ou Valeurs actuelles, sont autant de gestes profondément politiques montrant qu’il sort de sa ligne annoncée de modération, de prudence et de pragmatisme. A mon sens, il commet une erreur politique."

Sur France Inter, Michel Lussault précise sa pensée. "Je démissionne pour envoyer peut-être un message au ministre, au ministère (...) pour essayer d'arrêter le jeu qui est lancé depuis quelques semaines, qui consiste à agiter un certain nombre de sujets et à satisfaire ce que je crois être quelques bas instincts d'une clientèle politique" tance-t-il.

Créé en 2013, le Conseil supérieur des programmes, composé notamment d'enseignants et de parlementaires de gauche et de droite, a pour but de revoir en profondeur les programmes à l'école. Ces mêmes programmes ont été largement remis en cause par le ministre Blanquer. "Au lieu de temporiser en admettant que des programmes mis en œuvre en 2016 ont besoin de temps pour être évalués, il les remet en cause d'emblée. Il annonce qu'il faut enseigner les quatre opérations en CP et CE1, comme si leur apprentissage jusqu'au CE2 aujourd'hui était responsable de la baisse du niveau en mathématiques. Il estime qu'il faut mettre fin au prédicat, comme si ce concept grammatical menaçait l'école de la République" se désole Michel Lussault.

Le ministre lui a vertement répondu sur RTL : "C'est le choix de M. Lussault, de démissionner. J'ai entendu qu'il l'avait fait dans des termes outranciers. Le simple fait qu'il utilise des termes outranciers le disqualifie pour la fonction qu'il exerçait donc il en tire les conséquences" a affirmé Jean-Michel Blanquer. Cela ne me gêne pas du tout, ce n'est pas un problème. Je suis dans un travail d'organisation de l'Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l'école primaire. Si ça gêne M. Lussault, c'est vraiment pas grave qu'il s'en aille"

Lu sur Le Monde

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