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Ecotaxe : Royal réaffirme sa volonté de taxer les camions étrangers et remet en place le commissaire européen
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Ecotaxe : Royal réaffirme sa volonté de taxer les camions étrangers et remet en place le commissaire européen

Sur France 2, la ministre de l'Ecologie est revenue sur une des pistes dévoilées mardi.

Pour l'écologie, Ségolène Royal a des idées qu'elle n'a pas tardé à exposer. Et l'écotaxe fait partie de ses priorités. Ce vendredi matin, sur France 2, la ministre a rappelé l'importance de ce dossier. Et elle a surtout insisté sur la piste dévoilée mardi, à savoir faire payer les camions étrangers circulant en France.

Ségolène Royal a estimé que cette mesure était destinée à se substituer au dispositif contesté de l'écotaxe, quitte à susciter l'ire de Bruxelles. Concrètement, le but est donc de forcer les camions étrangers à emprunter le réseau autoroutier à péage "lorsqu'il y a une autoroute parallèle à la route nationale" a-t-elle indiqué. Sauf que cette volonté est contraire aux principes édictés par Bruxelles. D'ailleurs, jeudi dans une tribune au Monde, Helen Kearns, la porte-parole du commissaire européen chargé des Transports Siim Kallas n'avait pas hésité à dire que cette idée proposée par la ministre française de l'Ecologie était impossible à mettre en place.

La réponse de Ségolène Royal a été cinglante : "Chacun a sa place : ce n'est pas un porte-parole d'un commissaire européen qui fait la politique européenne et encore moins la politique de la France, ça, c'est très clair". Royal 1, Europe 0. Puis la ministre a expliqué qu'elle aimerait que "chacun prenne la parole, y compris au niveau européen, sur la base de projets bien précis, et pas sur la base de rumeurs. Moi, je considère au contraire que c'est rétablir une juste concurrence. Quand un camion venu de l'étranger fait son plein en Belgique, traverse toute la France, utilise les routes payées par le contribuable français, et ensuite en Espagne refait son plein (...), il ne paie ni la taxe sur l'essence, la TIPP, ni le péage sur l'autoroute" a-t-elle de nouveau argumenté. 

"Il faut faire payer tout le monde et notamment ceux aujourd'hui qui ne paient pas" a conclu l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007. Visiblement, Ségolène Royal entend bien bousculer les choses, même si cela ne plaît pas à Bruxelles.

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