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Ebola : "Nous sommes en situation" de "soigner des cas en France" assure Hollande
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Rassurant

Ebola : "Nous sommes en situation" de "soigner des cas en France" assure Hollande

Une déclaration qui intervient alors qu'un premier cas de contamination hors d'Afrique a été détecté ce lundi en Espagne.

Panique mondiale. L'épidémie d'Ebola prend une nouvelle dimension. En effet, pour la première fois ce lundi, une personne a été contaminée en dehors du continent africain. Il s'agit d'un aide-soignante espagnole qui a contracté le virus après avoir traité dans un hôpital à Madrid deux missionnaires infectés par la fièvre hémorragique, a annoncé le gouvernement espagnol.7

Concrètement, selon la presse espagnole, la malade serait l'une des infirmières qui a soigné le prêtre Manuel Garcia Viejo, emporté par la maladie le mois dernier à Madrid, après un rapatriement d'urgence en provenance de Sierra Leone, l'un des pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie. "On a fait deux tests et tous deux ont été positifs", a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé de la région de Madrid. Le gouvernement espagnol a toutefois tenu à rassurer la population en affirmant que "toutes les mesures pour garantir la sécurité du personnel hospitalier qui la soigne et de toute la population étaient prises".

Suite à cette annonce et alors que des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus Ebola atteindre la France d'ici 20 jours, François Hollande s'est lui aussi voulu le plus rassurant possible ce lundi. Le chef de l'Etat a en effet affirmé que la France était "en situation de pouvoir soigner" des personnes atteintes par le virus d'Ebola, "si des cas se produisaient" dans l'Hexagone. Et de rappeler qu'"une infirmière de Médecins sans frontières (MSF) a été soignée en France" et "a pu être traitée".

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Celle-ci a pu bénéficier de "traitements expérimentaux", ce qui "ne peut pas être le cas en Afrique. Donc nous devons accélérer et amplifier les recherches pour qu'un vaccin puisse être trouvé" a poursuivi François Hollande, au côté de la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma. L'épidémie de fièvre Ebola est "une menace majeure, pas simplement pour les pays africains concernés, mais pour l'ensemble du monde", a-t-il souligné, affirmant la nécessité de "prodiguer toute notre solidarité aux pays qui sont concernés".

Aux Etats-Unis, Barack Obama n'a pas dit autre chose. Tout en certifiant que la qualité du système de santé était de nature à empêcher le développement d'Ebola sur le sol américain, il a en revanche estimé que la réponse de la communauté internationale était "insuffisante" et fait savoir, qu'il allait "mettre la pression" sur ses homologues pour qu'ils s'impliquent plus fortement dans cette lutte.

Le dernier bilan de l'OMS, arrêté au 1er octobre, fait état de 3 439 morts sur 7 478 cas enregistrés en Afrique de l'Ouest.

lu sur BFMTV

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