Entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, un débat âpre et incisif. Les grandes lignes de leurs échanges. | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Les deux finalistes à l'élection présidentielle se sont affronté ce mercredi soir.
Les deux finalistes à l'élection présidentielle se sont affronté ce mercredi soir.
©Reuters

Entre deux tours

Entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, un débat âpre et incisif. Les grandes lignes de leurs échanges.

Le traditionnel débat télévisé entre les deux finalistes à l'élection présidentielle a duré près de 2h50. Au programme: le chômage, la crise, le pouvoir d’achat, l’immigration, le nucléaire...


Retrouvez les moments-clés du débat en cliquant sur ce lien.


A quatre jour du deuxième tour de l'élection présidentielle, le traditionnel débat de l'entre deux tours s'est partagé entre déclaration de fond, guerre des chiffres, invectives et petites phrases. Les passes d'armes ont concerné des thèmes aussi divers que le chômage, la crise, le pouvoir d'achat (notamment sur le carburant), l'immigration, le nucléaire...

 


Le débat en live

23h52:
Le débat est maintenant terminé.

23h50:
Nicolas Sarkozy: "Moi je veux m'adresser à tous les Français, qui n'ont pas voté pour moi au premier tour, tout en remerciant ceux qui ont voté pour moi. Ceux qui ont voté Marine Le Pen à qui je n'ai pas fait de leçon de morale."

"Je veux parler aux électeurs de François Bayrou également; Ils ont bien le droit de ne pas m'avoir choisi. Son premier engagement c'est la règle d'or. Monsieur Hollande ne veut s'enfermer dans aucune règle."

"Je veux parler à tous ceux qui se sont abstenus."

"Ca ne doit pas être un vote d'humeur. Monsieur Hollande ou monsieur Sarkozy. La question, c'est vous, quelle direction doit prendre la France."

23h47:
François Hollande:  "Ce débat a été utile, il a montré des différences, sur les politiques économiques, sociales, fiscales. Nous n'avons pas le même projet."

"En 2007, Nicolas Sarkozy disait dans ce même débat qu'il voulait être jugé sur les résultats. (...) Chacun jugera sur ce qui a été fait ou pas. Je veux changer de méthode, de conception de la République, de démarche par rapport à la société française..."

"Est-ce que les Français veulent continuer une politique qui n'a pas marché?"

"Je veux que nous puissions nous retrouver sur la seule valeur qui vaille : la jeunesse. Je veux que l'éducation soit la grande priorité."

"Je veux rassembler non pas simplement les socialistes ou la gauche comme vous l'avez dit, (...) je n'écarte personne, je ne repousse personne, je ne stigmatise aucune force qui existe."

"Que les Français n'aient pas peur. Il n'y aura pas la spéculation annoncée, (...) l'invasion par des cohortes étrangères. Je ne veux pas porter une peur, même pas une peur de votre réélection."

23h44:
Nicolas Sarkozy salue la "bonne nouvelle" de l'élection au Sénégal. "Mauvaise nouvelle" en revanche concernant le coup d’État au Mali.

"Il nous faut renforcer notre coopération avec le Sénégal, le Mali, la Mauritanie. (...) La partie où se trouve Aqmi, c'est trois fois la France, ils n'ont pas les moyens aériens."

"Nous sommes face à une montée du terrorisme. Nous devons dire à nos compatriotes de ne pas aller dans cette partie du monde, même s'ils sont humanitaires."

23h43:
François Hollande se rappelle d'un épisode, sous le gouvernement Raffarin, que le gouvernement partageait ses informations avec l'opposition. "Je trouvais bien que l'opposition puisse comprendre ce qui se passait."

23h41:
François Hollande: "En 2014, les Américains envisagent de se retirer partiellement. Mais vous avez pris la décision c'est de vous retirer avant eux."

"Je considère que la mission est achevée et que ça ne sert à rien d'exposer davantage nos soldats."

Réponse de Nicolas Sarkozy: "Le travail n'est pas terminé car il nous reste une région à transmettre à nos amis afghans."

23h37:
Nicolas Sarkozy: "En Afghanistan, nos soldats ont fait un travail extraordinaire. J'aurais été à la place de Lionel Jospin et Jacques Chirac, j'aurais pris la même décision."

"La France n'a plus qu'une région [la Kapisa, en Afghanistan]. Progressivement, nous nous engageons mais en bon ordre."

"Partir en 2012, c'est impossible compte tenu de nos engagement. Partir en 2012, ce serait parjure par rapport à l'engagement que nous avons avec nos partenaires. La France n'est pas seule. Elle a un honneur."

23h36:
Le débat en vient aux questions internationales.

François Hollande: "La décision d'envoyer des troupes françaises en Afghanistan a été décidée en 2001 conjointement par Jacques Chirac et et Lionel Jospin. Ensuite, la mission a évolué. En 2007, vous aviez dit que vous n'envisagiez pas de maintenir très longtemps les troupes là-bas. Encore une fois vous avez changé d'avis en 2008, et envoyé des troupes d'intervention. Je considère que sans prendre le moindre risque pour nos troupes qu'il convient de les retirer fin 2012."

23h32:
Nicolas Sarkozy: "Je ne prendrais pas de leçon d'un parti politique qui a voulu, avec enthousiasme, se rassembler derrière Dominique Strauss-Kahn."

Réponse de François Hollande: "Je me doutais que vous arriveriez là. Ce n'est pas moi qui ait nommé DSK à la tête du FMI. (...) Venir sur le terrain de DSK n'est pas le terrain qui vous arrange le plus." "Comment vouliez-vous que je connaisse la vie privée de DSK ?"

Nicolas Sarkozy: "Monsieur Hollande, ne vous défaussez pas !"

23h31:
François Hollande: "Si je deviens le prochain Président de la République, je renoncerai au statut pénal du chef de l'Etat."

23h28:
"Jamais je ne me suis prêté à cela". Nicolas Sarkozy répond aux accusations de François Hollande, concernant sa participation aux collectes de fonds à l'hôtel Bristol

Nicolas Sarkozy: "J'ai nommé un député socialiste à la Cour des comptes. C'est partisan ? J'ai autorisé la Cour des comptes à examiner les comptes de l'Elysée. C'est partisan ? J'ai nommé à la présidence de la SNCF l'ancien directeur de cabinet de madame Aubry. C'est partisan ?"

"Vous êtes un petit calomniateur !"

"Comment osez-vous dire que j'ai une présidence partisane alors que dans la majorité, on m'a reproché (...) un effort d'ouverture. [Cet effort], aucun socialiste ne l'avait fait avant nous !"

23h27:

François Hollande: "Vous n'avez jamais été à l'hôtel Bristol pour participer à des collectes de fonds avec M. Woerth?"  Réponse de Nicolas Sarkozy : "non".

Hollande: "Vous avez une présidence partisane, partiale."

23h24:

Nicolas Sarkozy: "Vous avez parlé d'un président normal. La fonction du président n'est pas une fonction normale. Et la situation que nous vivons n'est pas normale."

"Vous venez de faire un beau discours, on en avait la larme à l'œil."

"[Concernant l'indépendance de la justice] Vous vouliez que les parquetiers soient nommés avec l'aval du CSM, je suis d'accord.

23h22:

François Hollande: "Je compte être un président qui respecte les Français, qui ne veut pas être président de tout, chef de tout, et en conséquence responsable de rien." "Je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur." "Je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti dans un hôtel parisien."

François Hollande égrène ses mesures : ne pas nommer les membres du parquet, ne pas nommer le président de la télé publique, interdire le cumul des mandats, renforcer la décentralisation... Il enchaîne les "Moi, président de la République..."

"Il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées au Parlement".  François Hollande se positionne pour une dose de proportionnelle aux prochaines législatives, en 2017.

23h18:
Le débat en vient au "style présidentiel" que compte adopter chacun des candidats.

Nicolas Sarkozy:  "Le président de la République c'est quelqu'un qui n'a pas le droit de dire qu'il a voulu mais qu'il n'a pas pu. Un président ne peut pas dire 'on n'y peut rien'. C'est quelqu'un qui assume ses responsabilités, qui prend des décisions, qui est mûri par ses expérience.

23h16:
Le débat s'embourbe sur le nucléaire. David Pujadas : "On ne va pas vous donner les clés, messieurs".

23h15:
Nicolas Sarkozy:  "Le nucléaire ne pose aucun problème de sécurité en France. Nous avons le nucléaire le plus sûr du monde. A Fukushima, ça a été un problème de tsunami. (...) Je ne pense pas qu'aux frontières du Rhin il y ait un problème de tsunami..."

"C'est une folie de fermer une centrale de 30 ans d'âge qui peut continuer pour les 10 années qui viennent."

23h13:

François Hollande: "Je n'ai rien vendu du tout, je n'accepte pas ce vocabulaire. Cet accord n'est pas celui que j'ai intégré dans mon projet."

Nicolas Sarkozy avait accusé François Hollande d'avoir vendu les ouvriers de Fessenheim aux écologistes.

23h12:
Nicolas Sarkozy: "Fermer Fessenheim, c'est 8 000 éoliennes en Alsace. Il ne faut pas le nucléaire ou le renouvelable, mais les deux."

23h11:
François Hollande: "Je veux fermer Fessenheim pour deux raisons. C'est la plus ancienne centrale, prévue pour 30 ans, et elle aura 40 ans d'âge en 2017. Et elle est située près d'une zone sismique. Le choix qui va se faire pour les prochaines années, c'est 'est-ce que nous faisons des travaux pour préserver les vieilles centrales ou est-ce qu'on investit sur les énergies renouvelables?'"

23h10:
Nicolas Sarkozy: "Ce que je ne comprends pas : soit le nucléaire, c'est dangereux, soit ce n'est pas dangereux. S'il l'est, il ne faut pas seulement fermer Fessenheim !"

"Pourquoi voulez-vous fermer Fessenheim ? Pour faire plaisir à madame Joly ?"

23h07:
François Hollande: "Nous avons en France une double dépendance, à l'égard du pétrole et du nucléaire, à un niveau élevé, ça nous a longtemps protégé (...). Derrière nous, il y a l'Ukraine et le Japon. (...) J'ai considéré que nous devions avoir un objectif de long terme : conserver le nucléaire, mais abaisser sa part."

"Quelle conséquence sur le prochain quinquennat? Une seule centrale fermera : Fessenheim. Pourquoi une seule? C'est la plus vieille de France, située sur une zone sismique, près du canal d'Alsace. (...) Tous les emplois de Fessenheim seront préservés, notamment dans le démantèlement des centrales. Ce n'est pas un problème gauche-droite : votre porte-parole, NKM, a dit que c'était possible de fermer Fessenheim."

"Je n'ai pas reconnu l'accord passé avec les Verts sur le nucléaire."

23h05:
On passe au nucléaire. Nicolas Sarkozy: "C'est un atout français. Nous avons une électricité moins chère de 35% que nos partenaires allemands."

"Monsieur Hollande propose de fermer 24 réacteurs, dont Fessenheim. (...) Il n'y a aucune raison de fermer le nucléaire en France."

"Nous n'avons pas de pétrole, pas de gaz. Nous avons le nucléaire. Depuis que je suis président, nous sommes passés de 10% d'énergies renouvelables dans notre pack énergétique à 13%. Nous avons multiplié par 4 notre puissance éolienne et par 100 notre puissance photovoltaïque. Il nous faut le nucléaire et le renouvelable."

23h:
Nicolas Sarkozy: "Sur la régularisation, vous n'avez aucun objectif chiffré sur l'immigration. Sauf sur l'immigration économique qui ne représente que 15 000 cas."

"Quand il a fallu avoir du courage pour interdire la burqa sur le territoire, vous étiez aux abonnés absents."

Nicolas Sarkozy distingue le vote de la résolution et de la loi.

22h55:
François Hollande: "On ne peut pas laisser sans réponse ce type de déclarations."

"Un pays comme le Maroc accorde la réciprocité pour les élections locales."

"Il y a des étrangers qui sont là depuis des années, musulmans ou pas, pratiquants ou pas, et qui ne conçoivent pas la participation à une élection locale comme un moyen de pression religieuse. Et il y a des citoyens français musulmans : font-ils des pressions communautaires, des revendications communautaires?"

"Lier comme vous l'avez fait le vote à une aspiration communautaire... Sous ma présidence il n'y aura aucune dérogation à quelque principe que ce soit à la laïcité."

"Il n'y aura aucun horaire de piscine qui sera toléré s'il fait la différence entre les hommes et les femmes."

"Sur la viande halal, sous ma présidence, rien ne sera toléré sur la présence de viande halal dans les cantines. Il n'y a pas de nécessité de faire peur."

"Je ne change pas de conviction en fonction des votes au premier tour d'une élection présidentielle."

22h51:
Nicolas Sarkozy: "Le droit de vote pour les immigrés ne s'adresse pas aux Canadiens, aux Américains, mais à une immigration africaine."

"Les premières communautés en France sont marocaine, algérienne, malienne. C'est une réalité. Si vous prenez les pays d'Afrique du nord, ce sont des pays de confession musulmane."

"Le problème que nous avons à gérer est extrêmement difficile à gérer (...) Si vous donnez le droit de vote aux immigrés, avec la tentation communautariste, il y aura des revendications identitaires."

Nicolas Sarkozy évoque les horaires différents entre femmes et hommes dans les piscines, ou encore les menus hallal à la cantine.

22h50:
François Hollande: "Cette règle existe déjà pour les conseillers municipaux de la communauté européenne, et ces derniers ne peuvent pas voter aux élections sénatoriales. Donc ce que vous avez dit est faux."

22h49:
Nicolas Sarkozy: "J'ai beaucoup réfléchi sur cette question [du droit de vote des étrangers]. Depuis 10 ans, nous avons une montée des violences communautaires (...) Je considère comme irresponsable de proposer un vote communautaire alors que nous faisons face à des tensions communautaires et identitaires extraordinaires."

22h48:
François Hollande: "Sur le droit de vote des étrangers aux élections municipales, c'est une position que je défends depuis des années, pour des étrangers en situation régulière installés depuis plus de 5 ans. M. Sarkozy, vous étiez favorable à cette position. (...) Vous avez parfaitement le droit de changer, moi je ne change pas."

François Hollande explique qu'il proposera cette réforme au Parlement (où il faut la majorité des 3/5e) et en cas de rejet, par référendum.

22h46:

Nicolas Sarkozy évoque et lit une lettre où François Hollande a écrit à France Terre d'Asile : "je souhaite que la rétention devienne l'exception". Il l'interroge sur ses propos.

22h45:
François Hollande: "Un enfant ne peut pas être mis dans un centre de rétention, car il est avec sa famille dans des conditions difficiles, au milieu d'étrangers."

22h42:
Nicolas Sarkozy: "Nous ne sommes pas d'accord sur les chiffres. Le flux migratoire actuel est de 180 000. Nous avons accueilli trop de monde. Nous devons donc réduire le nombre de ceux que nous accueillons. Pas parce que nous ne les aimons pas. Mais parce qu'on n'arrive plus à les intégrer."

"Je propose pour tout nouvel entrant, y compris sur le rapprochement familial, que soit organisé un examen de français avant l'entrée sur le territoire". Ce serait appliqué à toute personne âgée de 16 ans et plus, ajoute le candidat.

22h40:
François Hollande: "Nicolas Sarkozy est responsable de l'immigration depuis dix ans. Le nombre de personnes rentrant sur le territoire est de 200 000 par an. C'était 150 000 sous le gouvernement Jospin. En 2007, quand vous vous êtes présenté au suffrage des Français, vous avez dit 'je voudras que la moitié soit de l'immigration choisie, économique". Elle est finalement tombée à 30 000 au lieu des 100 000 attendus. Et aujourd'hui, vous changez d'objectif."

"Chaque année, au Parlement, il y aura une discussion sur le nombre d'immigrés que nous pouvons accueillir."

"Je considère que l'immigration légale peut être maîtrisée, mais qu'on ne peut pas fixer des objectifs hors d'atteinte."

22h38:
Nicolas Sarkozy:  "Dire que la France n'a rien obtenu de l'Allemagne, c'est faux, c'est une contre-vérité et une grande incompétence."

Le président candidat considère que Schengen ne marche pas : "Les frontières, c'est pas un gros mot. Elles doivent être défendues. On ne veut pas les supprimer."

22h37:
"Répondez à cette question" s'écrie François Hollande. "Je ne suis pas votre élève" répond Nicolas Sarkozy.

Hollande: "Ne confondez pas votre personne avec la France. (...) Quand je vous mets en cause, je ne mets pas en cause la France."

22h36:
Nicolas Sarkozy: "Monsieur Berlusconi n'est pas un de mes amis. Il est berlusconiesque. Il n'est pas dans mon parti."

22h35:
François Hollande: "Vous avez toujours la volonté de nous ramener à l'Espagne et à la Grèce. Quoi qu'on puisse penser de M. Papandréou, il a fait ce qu'il a pu, et il a hérité d'un gouvernement conservateur (...). Il y a eu des gestions qui ont été mauvaises, mais aussi une Europe qui n'a pas été au rendez-vous."

22h34:
"Où l'austérité a frappé ? Partout aux vos amis étaient au pouvoir". Nicolas Sarkozy évoque les gouvernements socialistes de l'Espagne et la Grèce notamment.

22h31:
Nicolas Sarkozy:  "J'estime qu'on ne réduit pas nos dépenses et nos dettes en envoyant en Europe des dettes qui sont garanties par l'Allemagne et la France."

"Nous avons évité l'implosion (...) Nous avons sauvé la Grèce, ça n'a pas été facile (...) Je ne suis pas sûr que vous auriez fait beaucoup mieux que nous. L'Europe s'en est sortie."

"D'abord monsieur Hollande connaît mal l'Europe. Il ne suffit pas de dire en tapant sur la table 'je ne veux pas'."

Réplique immédiate de François Hollande : "je la connais très bien".

22h29:
François Hollande: "Vous n'avez pas fait voter la taxe sur les transactions financières à l'échelle de l'Europe. Vous avez supprimé l'impôt de bourse à votre arrivée et vous l'avez rétabli. C'est tout."

22h26:
Nicolas Sarkozy: "Monsieur Hollande parle d'une France qui a été dégradée. Elle n'a jamais emprunté aussi peu cher qu'aujourd'hui. L'Espagne, après 7 ans de gouvernement socialiste, emprunte au double."

"Les Français qui nous regardent aujourd'hui, y en a-t-il un seul qui veuille se retrouver dans la situation de l'Espagne ?"

"Si on veut être indépendant des marchés financiers et des banques, mieux vaut ne pas avoir des sommes colossales à rembourser. (...) En France, nous serons à 5,7 de déficit."

22h22:
François Hollande: "[Sur les traités pour mettre de fin à la crise de l'euro], il n'y a eu aucune volonté de croissance. Ce qui fait qu'on impose l'austérité généralisée. Et donc nous serions condamnée pour toujours à l'austérité, sans qu'il y ait de relance de la croissance."

"La BCE est dans une situation invraisemblable. La BCE prête sans compter aux banques, et ensuite les banques peuvent seules disposer de cet argent pour venir au secours des Etats. Et quand elles y viennent, comme en Espagne, elles le font à un taux de crédit de 6% quand on leur prête à 1%".

"Je sens les lignes bouger, même du côté allemand, il y a un nouvel état d'esprit."

François Hollande veut croire que l'Europe se rallie à l'idée d'insister sur la croissance dans l'Union.

"Quand je vous faisais parfois opposition, vous me disiez "regardez du côté de l'Espagne, M. Zapatero est un bon socialiste", et maintenant vous lui faites un procès. Ce n'est pas juste."

22h20:
Nicolas Sarkozy: "Sur la formation des maîtres, j'ai supprimé les IUFM qui étaient une catastrophe car j'ai voulu que nos instituteurs soient formés à l'université."

"Le taux d'encadrement dans le primaire est de 23 par classe."

Face aux 60 000 postes annoncés par François Hollande, Nicolas sarkozy défend ses positions sur l'éducation.

22h18:
François Hollande:  "Le taux d'encadrement dans le primaire est le plus bas dans l'OCDE. Nous avons perdu l'attractivité de l'école maternelle car seulement 10% des moins de 3 ans sont scolarisé en maternelle."

"Vous avez supprimé purement et simplement la formation des enseignants, il n'y en a plus."

"Sur les économies, je ne veux pas laisser penser que j'augmenterai la dépense publique. Il y aura la stabilité des effectifs de la fonction de publique, je ne remplacerai pas partout les fonctionnaires partant à la retraite, mais j'en créerai dans l'éducation et la police."

22h17:
Nicolas Sarkozy: "En revenant sur cette réforme [celle des retraites], vous allez faire payer les salariés."

22h16:

François Hollande: "Vous avez supprimé 12 000 postes de policiers et de gendarmes. Et vous vous étonnez qu'il y ait un vote de colère!"

22h15:

Nicolas Sarkozy revient sur l’Éducation nationale et avance ses chiffres : "Entre 1990-2011 : 540 000 enfants en moins dans l'Education nationale."

"Il faut augmenter la rémunération des enseignants : moins d'enseignants, mieux formés, mieux payés. Votre proposition de 60 000 créations de postes ne réglera rien et paupérisera le monde enseignant. Vous dites que j'ai supprimé les Rased. Faux, archi-faux."

22h13:

"Vous avez augmenté les prélèvements obligatoires d'un point et demi. C'est 44% aujourd'hui. Et quand vous dites, 'c'est terrible, nous avons le niveau dess prélèvements obligatoire le plus élevé d'Europe", ce n'est pas à moi qu'il faut en faire la remarque."

"Vous avez augmenté les impôts de tous les Français et fait des cadeaux aux plus riches."

22h11:
Nicolas Sarkozy:  "Contestez-vous que nous avons les impôts les plus élevés d'Europe ?"

22h10:
François Hollande: "Ce sont les plus modestes qui ont payé vos largesses. Quel est le niveau des prélèvements obligatoires aujourd'hui? Répondez à la question !"

22h08:
Nicolas Sarkozy: "La France est le pays d'Europe, avec la Suède, qui a les impôts les plus lourds. (...) Il y a une différence entre nous : vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres."

François Hollande conteste : "et il y a de plus en plus de pauvres et des riches plus riches."

Nicolas Sarkozy: Vous avez défini une personne riche comme une personne gagnant 4 000 euros."

Là encore François Hollande conteste en disant qu'il n'a pas exprimé la chose comme ça.

22h05:
François Hollande: "Les Rased, rayés de la carte, dans les écoles rurales, des suppressions de classe, dans les écoles des quartiers, des soutiens ôtés. Voilà l'état de l'école publique : 80 000 suppressions de poste. Et 80 000 supplémentaires l'année prochaine. En plus, vous avez supprimé l'année de formation pour les enseignants."

"Moi, je protège les enfants de la République. Vous, vous protégez les privilégiés, c'est votre droit."

"Je rétablirai le départ en retraite à 60 ans dès lors qu'on a 41 ans de cotisation et qu'on a commencé tôt."

"La dépense publique n'augmentera pas de plus de 1% par an. Sous votre mandat, c'était plus de 2%."

22h05:
François Hollande : "Vous avez inventé le bouclier fiscal. Vous avez été capable de faire ce paquet fiscal e et de permettre que les contribuables les plus fortunés reçoivent un chèque du trésor public. Je ne vous donne pas les noms, ce sont vos proches."

"Sur Mme Bettencourt, c'était démontré." Sarkozy évoque les noms de Pedriel (patron du Nouvel Obs) ou Pigasse (copropriétaire du Monde).

Nicolas Sarkozy se défend. Il répète plusieurs fois "non" aux attaques de François Hollande concernant notamment Liliane Bettencourt. 

22h03:
"L'impôt sur la fortune, nous sommes le seul pays d'Europe à l'avoir gardée", contrairement à "vos amis socialistes espagnols" et "vos amis socialistes allemands", indique Nicolas Sarkozy.

"Je n'ai pas entendu une économie que vous proposez, pas une seule, et notamment sur les créations de postes de fonctionnaires."

22h02:
"Vous ajoutez la calomnie au mensonge, vous n'êtes pas capable de tenir un raisonnement sans attaquer votre contradicteur. (...) Calomnie, mensonge, ce sont des compliments dans votre vocabulaire?" François Hollande s'irrite après les piques de Nicolas Sarkozy.

François Hollande reproche à Nicolas Sarkozy d'abriter ses critiques en citant des socialistes, souvent des adversaires lors de la primaire du PS.

22h01:
Nicolas Sarkozy:  "Dire qu'il n'y a pas plus d'ISF et que nous avons fait des cadeaux aux riches, c'est une calomnie."

22h:
"C'est un leitmotiv qui devrait être pour moi insupportable mais finit par devenir une habitude dans votre bouche."

Réplique de François Hollande à Nicolas Sarkozy qui l'a accusé de mentir.

21h55:
Nicolas Sarkozy: "Nous avons un juge de paix, c'est la Cour des comptes. (...) Selon son rapport, le déficit depuis 2007 a augmenté de 500 milliards. Première erreur."

"La Cour des comptes dit que sur les 500 miliards de dettes, 450 sont dûs au déficit structurel antérieur. Et 200 autres sont les conséquences de la crise."

"Dans votre volonté de démontrer l'indémontrable, vous mentez."

21h53:
François Hollande: "La dette a augmenté de 600 milliards d'euros depuis le début du quinquennat, de 900 millions depuis 2002. Elle a doublé depuis 10 ans. Voilà la responsabilité d'une équipe sortante depuis 10 ans."

"Cette dette publique que nous avons, que nous allons honorer, est née de vos largesses fiscales, et de votre incapacité à maîtriser les dépenses publiques."

François Hollande détaille ses mesures fiscales pour réduire la dette, avec notamment imposition plus forte pour les plus hauts revenus, plus rétablissement de l'impôt sur la fortune...

"Les revenus du travail seront fiscalisés au même titre que les revenus du travail. Ca en sera fini d'un certain nombre de prélèvements libératoires."

21h52:
Nicolas Sarkozy:  "La meilleure économie d'énergie, c'est l'économie d'énergie. Laisser penser aux Français que l'on va pouvoir bloquer les prix du pétrole et du gaz, il n'y a aucun pays qui réagisse comme ça." 

"Grâce au nucléaire, nous payons l'électricité et le chauffage beaucoup moins cher. Est-ce le moment de démanteler l'industrie nucléaire et de supprimer des milliers d'emplois ?"

"Ce n'est pas le moment de démanteler ce qui est notre atout : l'industrie nucléaire", renchérit le président candidat.

21h50:

François Hollande: "Augmenter toutes les prestations, je n'ai jamais dit ça. Sur les carburants, vous dites 'je laisse le prix des carburant alors que dans les départements ruraux, c'est très difficile de se déplacer pour aller à son travail'.. Sur la TIPP flottante, vous dites 'ça va coûter à l'Etat', mais non, je redistribuerai les bénéfices. Sur le blocage des prix [de l'essence], ça n'est pas une solution durable, mais il faut qu'on y voit clair dans les mécanismes de la distribution. Ce n'est pas le contribuable qui paiera, mais le distributeur."

21h49:
Nicolas Sarkozy: "Un mot sur l'essence. Le blocage sur les prix. Mais quel prix vous voulez bloquer ? Vous n'allez pas bloquer le prix du baril de Brent !"

"Quand le prix de l'essence augmente, les gens essaient de consommer moins, donc ça ne rapportera pas plus au Trésor public." 

21h47:

François Hollande: "Il n'y a qu'un projet, - en revanche, je ne connais pas le vôtre- et mon projet est à votre disposition."

Nicolas Sarkozy avait ironisé sur les mesures proposées par François Hollande, qui viennent de "plusieurs projets."

21h45:

Interrogé sur le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy revient sur l'exemple allemand. "Personne en Allemagne n'appelle à voter pour un syndicat. Il n'y a qu'en France, cette année, que l'on voit ça."

"Sur le chômage partiel, savez-vous combien nous avons financé d'heures supplémentaires en France ? 184 millions. Au lieu de licenciements, l'Etat prend à sa charge le temps de formation quand la personne ne va pas à l'usine ou au bureau faute de travail."

"9 millions de salariés ont touché des heures supplémentaires l'année dernière. C'est du pouvoir d'achat en plus, non imposables. Pourquoi vouloir les supprimer ?"

"Il y a plusieurs projets et vous changez souvent de position."

21h43:
François Hollande: "Si vous permettez qu'on ait cet échange, sans qu'il tombe dans une forme d'invective... vos prévisions de croissance en 2011, étaient au départ de 2, je n'y croyais pas, vous l'avez rabaissé à 1,7. En 2012, vous les avez rabaissés à 0,7. Mes prévisions sont plus justes que les vôtres."

"La TVA va peser dès le mois d'octobre sur le pouvoir d'achat des Français : 300 euros sur un couple de smicards, c'est inacceptable."

"Le Smic sera indexé sur les prix, chaque fois que la croissance s'élèvera, le Smic sera réajusté. Aujourd'hui, il y aussi une part de dépenses contraintes sur le citoyen qui ont augmenté. J'instaurerai un forfait de base (...) qui permettra aux consommateurs de payer le même tarif. Il y aura un blocage pendant 3 mois du prix de l'essence et l'instauration de la TIPP flottante : l'Etat ne gagnera pas un centime sur le carburant. Enfin j'augmenterai de 25% l'allocation de rentrée scolaire."

21h42:
Les deux candidats s'opposent sur les chiffres et leur attitude réciproque.

21h41:
François Hollande: "J'ai dû faire une erreur, vous êtes très mécontent de vous."

"Les Etats-Unis ont fait mieux que la France en terme de croissance, l'Allemagne a fait mieux que nous en terme de croissance, 3% de croissance sur l'ensemble de la période, vous ne pouvez pas dire que la France s'en est tirée mieux que les autres."

21h40:
Nicolas Sarkozy: "Quel est le pays qui n'a pas connu un trimestre de récession depuis 2009 ? C'est la France."

21h39:
François Hollande: "Je n'ai pas parlé d'impôts, de dépense et de cotisation. Elle tombe mal, votre dernière sortie! Vous n'êtes pas le mieux autorisé sur la relance de la croissance car vous l'avez mise à zéro."

"Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, vous êtes content!"

21h37:
Nicolas Sarkozy: "Pourquoi avoir voté contre la taxe professionnelle ? Pourquoi faire des grands discours alors que pendant cinq ans, vous avez voté contre tout, vous avez essayé de démolir tout ?"

"Vos propositions sur la croissance, pas un pays au monde dit la même chose. C'est plus de dépenses et plus de déficits."

21h36:

"Vous vérifierez vos chiffres, car, comme vous le dites, je suis de la Cour des Comptes".

François Hollande conteste que le commerce extérieur ait été dans le rouge à la fin des années Jospin.

21h35:

"Monsieur Hollande, on peut me reprocher bien des choses, mais pas de ne pas assumer mes responsabilités." 

"Si dans l'entreprise, salariés et chefs d'entreprise se mettent d'accord pour augmenter les salaires ou la durée du travail, l'accord dans l'entreprise prime sur la loi."

21h32:
François Hollande: "Avec vous, c'est très simple, ce n'est jamais de votre faute. Vous avez toujours un bouc émissaire : ce sont les régions, c'est la crise qui vous a frappé, sur l'Allemagne, vous avez mis 5 ans à comprendre le modèle allemand. Ce n'est pas de votre faute. Jamais vous!"

Sur les iPad offerts aux élèves par le conseil général de Corrèze, François Hollande se défend : "Ce n'est pas une substitution par rapport à un produit français."

21h30:
Nicolas Sarkozy:  "Avec ce que je propose, et qui entrera en vigueur au 1er octobre, 94% des employés agricoles auront 1 800 euros de cotisations en moins." 

"Je pense qu'il faut un changement considérable pour que la formation aille à ceux qui en ont besoin, notamment aux chômeurs."

21h29:
François Hollande conteste les chiffres de Nicolas Sarkozy sur la politique fiscale en Allemagne.

"Ce n'est pas vous qui posez les questions, et ce n'est pas vous qui donnez les notes". 

Voilà qui rappelle le "je ne suis pas votre élève" du débat Mitterrand-Giscard.

21h27:
Nicolas Sarkozy: "Vous admettrez qu'entre 2007 et 2012, il y a eu 4 années de crise. Vous parlez de l'Allemagne : après l'avoir tant critiquez, vous trouvez maintenant que l'Allemagne est un exemple ? Ça m'intéresse." 

"L'Allemagne a fait le contraire que la politique que vous proposez : elle a fait la TVA anti-délocalisation, que je propose. (...) L'Allemagne que vous citez en exemple pour accabler mon bilan fait le contraire de la politique que vous proposez aux Français." 

21h24:
François Hollande: "Sur les chiffres, je comprends que ça ne vous fasse pas plaisir. Ceux à qui ça ne fait pas plaisir, ce sont les chômeurs (...). Il y a bien 4 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi."

"Est-ce que je dois vous rappeler que vous êtes au pouvoir depuis 10 ans?"

"Ce n'est pas la faute à Lionel Jospin ou à François Mitterrand."

François Hollande critique la politique fiscale de Nicolas Sarkozy et son idée de TVA sociale"Vous inventez une taxe nouvelle pour avoir un effet sur les politiques industrielles de très faible ampleur. (...) Allez comprendre !"

21h20:
Nicolas Sarkozy: "Les chiffres que vous avez donné sont faux. La preuve : les chiffres du Bureau international du travail. Pour le chômage, l'augmentation est de 18,7%."

"Nous avons un taux de chômage qui a augmenté deux fois moins que nos partenaires de la zone euro."

"Vous allez créez une banque publique d'investissement ? Formidable elle existe déjà. Voilà une promesse, si vous êtes élu, que vous n'aurez pas de mal à tenir, vu que je l'ai déjà fait"

"Mes solutions pour l'avenir : il y a un problème de coût du travail. Il faut que le travail qui se délocalise ne se délocalise plus. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé d'exonérer les entreprises de 5,4% des cotisations familiales."

21h18:
François Hollande: "J'ai une mesure, qui ne peut pas être à elle seule la solution, le contrat de génération. Ce sont les seniors les plus affectés par le chômage, les premières victimes des plans sociaux. Et les jeunes qui n'arrivent pas à rentrer en CDI en entreprise. L'entreprise qui garde le senior jusqu'à sa retraite et qui embauchera un jeune en CDI ne paiera plus de cotisation sociale sur ces deux emplois. (...) C'est la mesure qui donne de la solidarité, de la clarté."

21h16:
François Hollande: "Le chômage a augmenté d'un million, quatre millions de personnes sont inscrites si elles n'ont pas aucune activité. C'est énorme, c'est beaucoup, c'est un record. Nicolas Sarkozy, vous aviez dit que 'si le chômage ne tombe pas à 5% de la population active, c'est un échec', et c'est un échec."

21h15:
Nicolas Sarkozy: "Il y a suffisamment de choses que j'ai réussi ou pas réussi pour qu'on n'ait pas besoin d'ajouter l'outrance et le mensonge."

21h14:
"Ce n'est pas vrai!" s'écrie François Hollande quand Nicolas Sarkozy dit "quand on m'a comparé à Pétain, à Laval, à Hitler, vous n'avez pas dit un mot".

"Monsieur Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime."

"Vos propres amis m'ont comparé à je ne sais quel bestiaire, tous les animaux du zoo. (...) Je condamne tous ces excès. Quand on est face à face, on peut aborder tous les sujets sans qu'il soit besoin de jouer les victimes."

21h12:
"Je ne peux pas être le seul coupable non plus". Nicolas Sarkozy continue sur l'esprit de rassemblement en soulignant les critiques émanant des magistrats et des syndicats. "Quand on défile derrière la faucille et le marteau, est-ce l'esprit de rassemblement ?", s'interroge-t-il.

21h10:
François Hollande: "L'opposition a su dire "patience, attendons, les élections arriveront". Si un quinquennat se termine, qu'il n'y a pas eu de violence, le mérite en revient à toute la société française"

"Nous sommes sur un point important de votre bilan : vous dites "il n'y a pas eu de violence" mais ça tient aussi aux syndicats et aux élus locaux."

21h08 :
Nicolas Sarkozy: "J'ai une preuve à vous donner de cet esprit de rassemblement qui m'a animé depuis cinq ans : c'est qu'il n''y a pas eu de violence (...) je suis le seul président qui n'ait pas eu à faire face à des manifestations de masse qui auraient obligé à se retirer (...) y compris pour des réformes difficiles comme celle des retraites."

21h05 :
Nicolas Sarkozy : "Ce débat doit être un moment de démocratie où les Français se disent que les candidats ne leur ont pas menti. Qu'ils ont été vrais."

21h03 :
François Hollande: "Nous parlerons face à face, directement, sans qu'il y ait quelque chose à cacher."

21h : Le débat commence. François Hollande prend l parole le premier.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !