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Covid-19 : 30% des internes ont des symptômes de stress post-traumatique
©LOIC VENANCE / AFP

Impact psychologique

Covid-19 : 30% des internes ont des symptômes de stress post-traumatique

Un interne sur trois présente des symptômes de stress post-traumatique depuis le début de la crise du coronavirus, selon une étude publiée vendredi par l'Intersyndicale nationale des internes (Isni).

L'Intersyndicale nationale des internes (Isni) s'alarme de l'impact de l'épidémie sur la "santé mentale" des jeunes praticiens en médecine. Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, un interne sur trois présente des symptômes de stress post-traumatique, selon une enquête de l’Insi réalisée entre le 20 mars et le 11 mai auprès de 892 médecins en formation, via un questionnaire basé sur des outils utilisés dans les études de psychiatrie. 

"L'épidémie a été très anxiogène pour les internes. L'arrivée d'un virus inconnu, la réalisation de nouvelles prises en charge de patients dans des états graves, la surcharge de travail, le manque d'encadrement, de tests de dépistage et de matériel de protection ont accru le stress de ces jeunes professionnels", selon l’Isni.

D'après les résultats de cette étude, 47,1% des personnes interrogées présentaient à la mi-mai des symptômes d'anxiété, soit 15 points de plus qu'en 2017. Dans le détail, 29,8% présentent des symptômes de stress post-traumatique, et 18,4% des symptômes dépressifs.

"Cauchemars, impression de ne pas arriver à faire face, ne pas pouvoir en parler, irritabilité, colère, anxiété, tristesse... Cette étude montre que ces symptômes sont très présents", précise l'Isni. 

L'Intersyndicale nationale des internes s’inquiète donc de l'impact de l'épidémie "sur la santé mentale des internes".

Les internes en médecine, futurs médecins employés à l'hôpital dans le cadre de stages de fin de cursus, se sont retrouvés en première ligne face au coronavirus dans de nombreux établissements. Selon l'Isni, ils représentent actuellement 44% des médecins hospitaliers.

Ouest-France

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