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Coronavirus : LR et PS "stupéfaits" et "inquiets" du projet gouvernemental d'une commission d'enquête
©. REUTERS/Charles Platiau

Mépris

Coronavirus : LR et PS "stupéfaits" et "inquiets" du projet gouvernemental d'une commission d'enquête

L'opposition dénonce cette initiative du gouvernement, alors que l'Assemblée et le Sénat ont déjà lancé leurs propres commissions d'enquête.

L'info, dévoilée ce vendredi par Le Figaro, a fait l'effet d'une bombe dans l'opposition. Le gouvernement pourrait annoncer prochainement "la création d'une commission qui portera un regard indépendant et collégial sur la gestion de la crise" du coronavirus. L'objectif est de porter "un regard indépendant et transparent sur la gestion de crise par l'exécutif et d'avoir un retour d'expérience dans sa dimension sanitaire" et la commission sera "complémentaire" aux commissions parlementaires, selon une source proche du gouvernement citée par le quotidien.

Alors que l'Assemblée nationale a déjà mis en place sa commission d'enquête sur la gestion de l'épidémie, et que le Sénat fera de même dans les prochaines semaine, cette annonce a été mal perçue par les parlementaires de l'opposition.

"Quand nous avons appris la création par l'Elysée d'une commission sur la crise sanitaire, nous avons d'abord cru à une 'fake news'. Nous sommes stupéfaits ! Alors que les deux chambres du Parlement ont créé une commission d'enquête...", a tweeté le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher. Le patron des députés LR, Damien Abad, a de son côté estimé sur Europe 1 qu'une commission créée par le gouvernement "est une bizarrerie institutionnelle". Pour lui, "ce qui m'inquiète dans cette pseudo commission indépendante, au-delà de la supercherie, c'est surtout qu'on voit bien finalement l'objectif, c'est d'étouffer les choses par des comités d'experts"

Les critiques ne viennent pas que de la droite. Pour le chef de file des sénateurs socialistes, Patrick Kanner, cette volonté du gouvernement montre que "le président de la République doute de l'impartialité du travail à venir des commissions d'enquêtes parlementaires". "Ce nouveau mépris pour le Parlement témoigne encore une fois de l'isolement du pouvoir", a-t-il écrit sur Twitter.

Un conseiller de Matignon a essayé de déminer le dossier auprès de l'AFP en expliquant qu'il ne s'agira "pas vraiment d'une commission d'enquête mais d'une commission d'information" qui "doit aider l'exécutif à faire un retour d'expérience sur à la fois ce qu'il s'est passé, bien passé, mal passé, en France et à l'étranger". 

Le Figaro

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