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Bernard Debré se montre très critique à l'encontre de Nicolas Sarkozy
Bernard Debré se montre très critique à l'encontre de Nicolas Sarkozy
©DR

Tacle

Comptes de campagne : pour Debré, "Sarkozy était au courant, c'est de sa faute"

Le député de Paris a adressé ce vendredi une nouvelle violente charge à l'encontre de l'ancien président de la République.

Bernard Debré a une dent contre Nicolas Sarkozy. Ces dernières semaines, en coulisses comme en public, le député de Paris multiplie les attaques à l'encontre de l'ex-chef de l'Etat.  Alors que les affaires se succèdent à l'UMP (dépassement des comptes de campagne, fausses factures à Bygmalion entre autres), ce vendredi,  Bernard Debré a accablé l'ancien président de la République. 

Interrogé par Sud Radio,  et relayé par Le Lab d'Europe 1, le député UMP de Paris assure tout d'abord que Nicolas Sarkozy était au courant des dépassements de sa campagne et que c'est même "sa faute" si ceux-ci ont explosé. Selon lui, l'ancien chef de l'Etat s'emportait à chaque évocation du sujet par ses proches. "C'est un homme qui est pétulant, plein de vigueur. C'est ça qui donne le danger. Quand il a fait sa campagne, on lui disait "Mais attends Nicolas, on dépasse !".

Ce à quoi il aurait répondu: "M'en fous ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu veux que je sois pas élu, tu veux que je sois battu?" Et Bernard Debré de poursuivre : "C'était impossible de gérer donc il était au courant, c'est de sa faute bien entendu. Mais je dis simplement est-ce que les Français voudront, si l'on voit que sa campagne électorale a dépassé non pas de 400 000 euros comme le disait le Conseil constitutionnel, mais de 17 millions, est-ce qu'on va pouvoir dire après tout il était président de la République, il a contrevenu à la loi".

Le député de Paris a aussi été interrogé quant à l'éventualité de la candidature de Nicolas Sarkzoy à la présidence de l'UMP. Il répond de manière moqueur en déclarant : "il est tellement au-dessus des autres que l'on se demande s'il n'est pas sur la planète mars", avant de partager sa crainte que l'ex-Président "ne tue l'UMP pour s'assurer qu'il n'aura pas de compétiteur autour de lui" en 2017.

 

lu sur Le Lab d'Europe 1

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