Clash à l'Assemblée entre Fillon et le PS à propos de l'Europe<!-- --> | Atlantico.fr
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Le Premier ministre a vigoureusement critiqué ce mercredi l'abstention du PS lors du vote sur le Mécanisme européen de stabilité.
Le Premier ministre a vigoureusement critiqué ce mercredi l'abstention du PS lors du vote sur le Mécanisme européen de stabilité.
©Reuters

La politique, un sport de combat

Le Premier ministre a vigoureusement critiqué ce mercredi l'abstention du PS lors du vote sur le Mécanisme européen de stabilité : "La vérité, c'est que vous n'avez plus la force de distinguer entre l'intérêt général et votre intérêt électoral à court-terme" a-t-il lancé à Jean-Marc Ayrault.

Lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, ce mercredi, un vif échange a eu lieu entre le Premier ministre et le président du groupe PS. Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés socialistes, tacle Nicolas Sarkozy, "candidat du reniement", évoquant sa promesse d'augmenter le pouvoir d'achat et le vote de la TVA sociale. Rappelant à François Fillon qu'il avait voté contre la création de l'euro en 1992, le député-maire PS de Nantes assure que "les socialistes ont toujours été au rendez-vous de l'Europe". "Aujourd'hui, selon lui, le courage c'est de constater que ce sont les marchés qui décident (…) Le courage c'est d'arrêter de plier le genou devant cette logique."

"M. Ayrault, en matière de reniement, vous êtes un expert", réplique aussitôt le Premier ministre qui poursuit en critiquant "l'intérêt électoral" des députés du Parti socialiste.

L'opposition s'est abstenue de voter, mardi, le texte pour la ratification du Mécanisme européen de stabilité (MES), prévu pour protéger la zone euro des crises de la dette. Le Premier ministre lance aux élus de gauche : "Au cours de ma vie politique, il m'est arrivé de voter plusieurs fois des textes sur l'Europe présentés par la gauche et que je ne jugeais pas parfaits mais qui me paraissaient indispensables pour l'avenir de l'Union européenne. (...) La vérité, c'est que vous n'avez plus la force de distinguer entre l'intérêt général et votre intérêt électoral à court-terme."

Auparavant, Fillon avait défendu le bilan de Nicolas Sarkozy sur le sauvetage de l'euro. "Nous revenons de loin. (…) Il y a un an, ils étaient nombreux ceux qui pronostiquaient l’explosion de l’Union européenne, nombreux ceux qui préconisaient de laisser tomber la Grèce et pronostiquaient l’explosion de la zone euro." Face à "la gravité de la crise", "le président de la République a joué un rôle majeur".


Vif échange entre François Fillon et Jean-Marc...par LCP

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