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Cette championne d'échecs refuse de porter le voile et boycotte donc les Championnats du monde en Iran
©Capture d'écran / Instagram

"Je ne porterai PAS de voile"

Cette championne d'échecs refuse de porter le voile et boycotte donc les Championnats du monde en Iran

L'Iran organise les Championnats du monde d'échecs pour femmes, et les concurrentes devront porter le voile. Certaines s'insurgent.

Nazi Paikidze détient les titres de Maîre international et de Grand maître catégorie femmes de la FIDE (Fédération internationale des échecs). Elle est double championne du monde des jeunes et triple championne d'Europe dans sa catégorie d'age, et a remporté le championnat pour femmes des États-Unis en 2016. Et elle ne se rendra pas aux Championnats du monde d'échecs pour femmes cette année. Parce que le championnat est tenu en Iran. Et que l'Iran exige que toute femme sur son territoire porte le voile. Un sacrifice peut-être important de sa carrière sportive qui n'est pas sans rappeler celui de Mohammed Ali, qui a préféré aller en prison plutôt que de cautionner la guerre américaine au Vietnam. 

"Quand j'en ai appris plus sur la situation en Iran, qu'aujourd'hui encore les femmes sont forcées de porter le voile, j'en ai eu le coeur brisé. Je crois que la plupart des gens ne se rendent pas compte à quel point les droits des femmes sont opprimés en général en Iran. Certains disent que le voile fait partie de la culture. Mais, je sais que beaucoup de femmes iraniennes s'insurgent contre cette loi tous les jours, et risquent beaucoup en le faisant. C'est pour cela que je ne porterai PAS le voile, ce qui reviendrait à soutenir l'oppression des femmes. Même si je dois ainsi rater une des plus importantes compétitions de ma carrière", a-t-elle déclaré dans une interview avec la journaliste iranienne anti-régime Masih Alinejad. 

Elle a rajouté sur Instagram : "Je pense qu'il est inacceptable d'organiser un Championnat du monde pour FEMMES à un endroit où les femmes n'ont pas les droits fondamentaux et sont traitées comme des citoyens de seconde classe. Quant à ceux qui disent que je ne connais rien à l'Iran : j'ai reçu le plus de soutien et de gratitude des iraniens, qui font face à cette situation chaque jour. Merci." 

Lu sur le Washington Post

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