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Cabinet noir de l'Elysée : Bernard Tapie réclame des explications
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Suite de l'affaire

Cabinet noir de l'Elysée : Bernard Tapie réclame des explications

Selon Valeurs Actuelles, une "cellule officieuse" du Palais fouillerait les archives de Nicolas Sarkozy et ferait des recherches sur des "personnalités issues [...] de la précédente majorité", dont Bernard Tapie.

[Mis à jour mercredi 30 octobre à 21h11]

Ce mercredi, les avocats de Bernard Tapie ont souhaité obtenir "les éléments d'information nécessaires" sur les accusations de Valeurs Actuelles contre l'Elysée. Dans un communiqué, ils soulignent "l'extrême gravité des faits allégués par l'hebdomadaire, qui parle de cabinet noir et de recherches illégales dans des archives protégées, caractérisant notamment des infractions pénales". Ces faits "s'inscriraient dans l'acharnement de l'appareil d'Etat à l'égard de Bernard Tapie", ajoutent-ils.

Dans son numéro à paraître jeudi, Valeurs Actuelles révèle comment un "cabinet noir" de l'Elysée a demandé à Bernard Muenkel, alors chef du service des télécommunications et de l'informatique du Palais, de faire des recherches dans les archives protégées de la présidence de Nicolas Sarkozy. Selon l'hebdomadaire, cette "cellule officieuse" orchestrerait les offensives judiciaires contre l'ancien chef d'Etat, et les fuites dans la presse qui les ont accompagnées.

"Pour avoir refusé de se plier à une demande illicite de la part du 'cabinet noir' de l'Elysée", Bernard Muenkel aurait été "rétrogradé au rang d'adjoint de son propre service". Dans cet article, le haut fonctionnaire explique que le colonel Eric Bio-Farina, commandant militaire de l'Elysée et proche du directeur adjoint de cabinet de François Hollande, a exigé de lui qu'il fasse une recherche sur des "personnalités issues, pour la plupart, de la précédente majorité ou en lien avec elle".  

Sont notamment concernés : l'homme d'affaires Bernard Tapie, Christine Lagarde (ex-ministre de l'Economie), Claude Guéant (ancien secrétaire général de l'Elysée), François Pérol (ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée) ou encore Patrick Ouart (conseiller pour les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy à l'Elysée de de 2007 à 2009).

Mercredi également, le président de l'UMP Jean-François Copé a dénoncé "une pratique extrêmement grave et complètement illégale". Pour le député-maire de Saint-Quentin Xavier Bertrand, "cela montre que l'obsession anti-Sarkozy n'est certainement pas morte [...]. Cela montre en plus le dévoiement des moyens de l'Elysée à des fins purement partisanes. Nous ne pouvons pas laisser passer ça".

Dans un communiqué, l'Elysée a affirmé avoir agi "dans le strict respect du droit", expliquant avoir répondu à "trois réquisitions judiciaires" de magistrats.

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