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Cette affaire pourrait être une nouvelle entrave à un retour possible de Nicolas Sarkozy
Cette affaire pourrait être une nouvelle entrave à un retour possible de Nicolas Sarkozy
©Reuters

Gros dérapage

Bygmalion : le montant des fausses factures de la campagne de Sarkozy avoisinerait 17 millions d’euros

Mediapart publie, ce mardi, la comptabilité interne de la société pour l'organisation des meetings électoraux du candidat UMP, récupérée fin mai par la police judiciaire. Une comptabilité accablante.

Ce sont des documents accablants publiés ce mardi par le site d’informations Mediapart. Selon une comptabilité interne de la société Bygmalion, récupérée par la police judiciaire lundi 26 mai, et à laquelle Mediapart assure avoir eu accès en intégralité, le candidat Nicolas Sarkozy aurait dissimulé près de 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorités de contrôle en 2012. Un montant bien supérieur aux 11 millions évoqués dans un premier temps par l’avocat de la société, pour l’organisation des 44 meetings électoraux du candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.

"C’est le premier élément matériel qui prouve le trucage massif des comptes de l’ancien président de la République" écrit le site sur sa page d’accueil. A titre d’exemple, le candidat Nicolas Sarkozy a déclaré à la commission des comptes de campagne avoir facturé 0 € à Event et Cie, l’agence d'événementiel de Bygmalion, pour l’organisation du meeting au Trocadéro, le 1er mai 2012, alors que le prix réel de la prestation dépasse le demi million d’euros.

A LIRE AUSSI - Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy pourrait-il être contraint de payer 11 millions d'euros au Trésor public ?

Ainsi, officiellement, le candidat Sarkozy a réglé 4,3 millions d'euros à Event & Cie, la filiale de Bygmalion, pour l'organisation de ses 44 meetings ; un an plus tard, en juillet 2013, le Conseil constitutionnel rejetait ses comptes de campagne pour un dépassement de 500 000 euros du plafond des dépenses, fixées à environ 22 millions d’euros. Mais, selon la comptabilité dévoilé par la rédaction du site, il aurait en fait dépensé 21,2 millions d’euros.

En intégrant ces sommes dans la comptabilité de campagne du candidat de l’UMP à la présidentielle, le montant avoisine les 40 millions d’euros, bien au-delà au plafond légal des dépenses, et bien loin du dérapage initial. Jean-François Copé, l’ancien président de l’UMP affirme depuis le début de l'affaire, en février, qu’il n’est au courant de rien dans cette affaire, et assure qu’il en est de même pour Nicolas Sarkozy.

Lu sur mediapart.com

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