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L'interdiction de survol de l'espace aérien de plusieurs pays européens de l'avion du président bolivien suscite de nombreuses condamnations
L'interdiction de survol de l'espace aérien de plusieurs pays européens de l'avion du président bolivien suscite de nombreuses condamnations
©REUTERS/Heinz-Peter Bader

Indignation

Bolivie : l’affaire de l’avion du président choque plusieurs pays

Plusieurs pays se sont indignés du comportement de la France, de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie, accusés d'avoir refusé le survol de leur espace aérien au président bolivien Evo Morales.

L’affaire Snowden, déjà complexe, continue de faire des petits, par répercussion. Le président bolivien, Evo Morales, est enfin rentré chez lui, en terres andines. L’Amérique latine a été scandalisée par le sort réservé à l’avion du président. Pour rappel, après un entretien en Russie avec Vladimir Poutine, Evo Morales, soupçonné de cacher à bord de son avion privé l’ex-salarié de la NSA (agence américaine d’espionnage au cœur du scandale) Edward Snwoden, qui serait toujours dans une zone de transit dans un aéroport moscovite, s’est vu interdit d’espace aérien français, portugais, italien et espagnol. Conclusion, Evo Morales a dû atterrir en "catastrophe" en Autriche, à Vienne.

"Humiliation", "offense", "manque de respect" : Voilà les principaux termes employés par les pays scandalisés par les méthodes des pays européens, accusés d’être à la botte des Etats-Unis.Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, a indiqué "comprendre les préoccupations soulevées par le gouvernement bolivien" à la suite de cette escale forcée. Et s’est dit "soulagé que cet incident malheureux n'ait pas eu de conséquences pour la sécurité du président Morales et de son entourage".

Du côté bolivien, à qui les Etats-Unis ont demandé l’extradition de Snowden en cas de présence sur le sol, un refus a immédiatement été annoncé. "Il s'agit d'une demande d'extradition surprenante, illégale, infondée et suggestive qui sera rejetée d'une manière immédiate et catégorique", a indiqué le ministre des Affaires Etrangères. La Paz défie Washington, et la Bolivie n’a jamais autant fait parler d’elle depuis fort longtemps. 

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