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Bernard Cazeneuve : répond aux accusations sur sa gestion de la menace terroriste
©Reuters

Défense

Bernard Cazeneuve : répond aux accusations sur sa gestion de la menace terroriste

« Ceux qui prétendent savoir garantir le risque zéro mentent aux Français »

Mis en cause par la droite et l’extrême droite pour sa gestion de la menace terroriste après l’attentat de Nice, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a répondu aux critiques dans une interview au Monde.

«Ceux qui prétendent savoir garantir le risque zéro mentent aux Français. Il est extrêmement difficile de détecter la préparation d’un tel attentat, et je veux saluer le courage des policiers et la rapidité de leur intervention. », le ministre de l’intérieur défend l’action des services de renseignement et des forces de l’ordre. Selon Bernard Cazeneuve, le profil atypique du meurtrier a rendu leur tâche très compliquée.

Face aux mises en cause de la droite, Bernard Cazeneuve dénonce « les polémiques qui abaissent la parole publique et risquent d’affaiblir le pays ». « En attisant les antagonismes par les discours, le FN prête la main à l’objectif des terroristes : créer des fractures insurmontables. Il est une force de dislocation de la République et de la nation. », vise-t-il la position du Front national.

« Situation de big bang permanent »

 « Aucun débat n’est illégitime », précise Bernard Cazeneuve, après le rapport parlementaire qui préconise une refonte des services. Le ministre de l’intérieur se dit « favorable à une structure permanente d’échanges d’informations ». Cependant, il écarte toute hypothèse qui placerait les services de renseignement « dans une situation de big bang permanent ».

 « Aujourd’hui, 80 % des assignations à résidence et plus de la moitié des perquisitions effectuées concernent des individus fichés pour radicalisation », déclare Bernard Cazeneuve.

Pour lui, « le caractère imminent du péril justifie la prolongation » de l’état d’urgence, votée dans la nuit de mardi 19 à mercredi 20 juillet par l’Assemblée nationale, même si « l’état d’urgence ne peut pas être un état permanent ». Le ministre de l’intérieur a également répondu à la droite, qui a proposé dix séries de mesures dans le cadre de l’état d’urgence : « Ceux qui proposent des lois d’exception veulent s’affranchir de l’Etat de droit. »

Cependant, le premier "flic" de France n'a pas fini de s'expliquer. En effet, il devra encore éclairer la situation de la sécurié de Nice lors du 14 juillet. Le journal Libération l'accuse de mensonge : « Pourquoi lui et son préfet ont travesti, a posteriori, la réalité du dispositif de protection des 30 000 spectateurs du feu d’artifice. Soyons clair : le problème n’est pas le dispositif, qu’il est bien aisé de critiquer une fois le drame arrivé. Ce qui nous interroge, ce sont les arrangements avec la réalité, l’absence de transparence et donc de responsabilité des services de l’Etat. »

 

Lu sur Le Monde

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