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BCE : et si elle abaissait encore son principal taux directeur ?
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BCE : et si elle abaissait encore son principal taux directeur ?

Le taux directeur, baromètre du crédit en zone euro, est fixé depuis juillet à 0,75%, son plus bas niveau historique, et de l'avis des analystes, la BCE pourrait le porter à 0,5%.

La crise dure encore et toujours. La zone euro reste en difficulté en ce début de deuxième trimestre 2013. Que faire pour relancer la machine ? Plusieurs pistes ont été évoquées lors des récents sommets européens. Et parmi elle, la baisse par la Banque centrale européenne (BCE) de son principal taux directeur. C'est en tout cas ce que devrait annoncer l'organisme ce jeudi.

"La détérioration récente des indicateurs de confiance a clairement augmenté la probabilité d'une action supplémentaire de la BCE cette semaine", écrit Carsten Brzeski, économiste chez ING, constatant que la majorité des investisseurs considèrent ce scénario comme acquis. La reprise attendue à partir du printemps perd en crédibilité à mesure de publications décevantes. En particulier, l'activité privée s'est encore contractée en avril, n'épargnant plus l'Allemagne, première économie de la région. Le chômage a lui atteint un nouveau record en mars, touchant 12,1% de la population active totale de la zone euro, mais 26,7% en Espagne, 27,2% en Grèce ou 17,5% au Portugal.

Des chiffres qui ont relancé le débat sur le bien-fondé des politiques d'austérité menées depuis le début de la crise de la dette, destinées à redresser les finances publiques, et les appels à la BCE pour qu'elle intervienne une nouvelle fois lors de la réunion de son conseil des gouverneurs qui a lieu comme deux fois par an hors ses murs francfortois, à Bratislava. Le taux directeur, baromètre du crédit en zone euro, est fixé depuis juillet à 0,75%, son plus bas niveau historique, et de l'avis des analystes la BCE pourrait le porter à 0,5%.

Pour Jennifer McKeown, de Capital Economics, si elle ne le faisait pas, la menace d'une déception plane, avec pour corollaire une confiance des investisseurs en berne. Un nouveau relâchement des taux n'aurait cependant que peu ou pas d'effet sur la situation économique, tant que la BCE n'aura pas résolution son problème de transmission de sa politique monétaire, jugent nombre de ses confrères. Car l'institution a beau inonder les banques de liquidités bon marché, ces dernières peinent à prêter aux ménages et aux entreprises, en particulier les petites et moyennes, dans les pays les plus en difficulté, ou alors à des taux rédhibitoires.

Début avril, le président de la BCE Mario Draghi avait souligné que son institution réfléchissait à la manière adéquate de surmonter ce souci, sans développer davantage. Jeudi, il pourrait donc donner des pistes sur la nature des mesures envisagées à défaut d'annonces concrètes.

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