Attentats de Paris : le commissaire de la BAC et son chauffeur qui ont tué un assaillant Bataclan très marqués, "on glissait sur le sang et les corps" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Attentats de Paris : le commissaire de la BAC et son chauffeur qui ont tué un assaillant Bataclan très marqués, "on glissait sur le sang et les corps"
©Reuters

Témoignages

Attentats de Paris : le commissaire de la BAC et son chauffeur qui ont tué un assaillant Bataclan très marqués, "on glissait sur le sang et les corps"

Ils sont les premiers à être entrés dans la salle de concert. Ils ont pu tuer l'un des kamikazes et blessé un deuxième.

Courageux. Circulant non loin du Bataclan quelques minutes après le début de la prise d'otages, un commissaire de la brigade anticriminalité de Paris (BAC 75) et son chauffeur n'ont pas hésité à se rendre sur les lieux. Réussissant à entrer dans la salle, ils sont parvenus à abattre l'un des kamikazes et blesser un deuxième. Céline Berthon, secrétaire générale adjointe du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) raconte qui ils sont et ce qu'ils ont ressenti.

RETROUVER NOTRE DOSSIER COMPLET SUR LES ATTENTATS DE PARIS

"Ce commissaire de police accompagné de son chauffeur a été un des premiers à rentrer au Bataclan. Ce sont des personnels tous deux extrêmement expérimentés et qui, dans les conditions où ils ont pu, ont fait usage de leur armes et ont touché un des assaillant, en tuant un", a-t-elle raconté. "Malheureusement dans l'état où ils se trouvaient, primo-intervenants, avec une arme de poing, uniquement munis de leur gilet pare-balle traditionnel, ils ne pouvaient pas rester en s'exposant davantage. Le risque était qu'ils soient malheureusement victimes en n'étant pas plus efficaces", a-t-elle encore expliqué précisant qu'ils ont dû reculer quand les terroristes rechargeaient leur kalachnikov.

A LIRE AUSSI - EN DIRECT - Attaques terroristes de Paris : de nouvelles frappes françaises en Syrie, des perquisitions menées à Bobigny

Céline Berthon a lu un message qu'elle a reçu, qui est le témoignage d'un des deux hommes. Celui-ci disait : "On n'a pas été confrontés à l'horreur, on s'est tout simplement invité en enfer pendant la nuit. Je pense que cette nuit et cette vision va nous hanter pendant longtemps, des cadavres, du sang, des hurlements, de ceux qui vont mourir et de ceux qu'on va sauver, le regard fou de centaines d'otages qu'on libère, on glissait sur le sang et les corps". Et Céline Berthon de conclure : "J'ai senti ces hommes qui sont des hommes aguerris (...) très marqués. Ils ont été magnifiques, magnifiques".

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !