Attentats de Paris : l'homme qui s'est battu avec Coulibaly à Montrouge témoigne | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Attentats de Paris : l'homme qui s'est battu avec Coulibaly à Montrouge témoigne
©

Témoignage

Attentats de Paris : l'homme qui s'est battu avec Coulibaly à Montrouge témoigne

Le 8 janvier dernier, à Montrouge, Laurent discutait avec la policière Clarissa Jean-Philippe lorsqu' Amedy Coulibaly s'est approché d'eux et a commencé à tirer. La rédaction d'i-Télé l'a rencontré.

Le 8 janvier dernier, à Montrouge, un homme chargé d'intervenir sur un accident de la circulation discutait avec un collègue et avec la policière Clarissa Jean-Philippe lorsque cette dernière a été battue par Amedy Coulibaly, le preneur d'otages du supermarché cacher de la porte de Vincennes. Il s'appelle Laurent et travaille en tant qu'agent de maîtrise de la ville de Montrouge. La rédaction d'i-Télé l'a rencontré et rapporte son témoignage. Il aurait tenté de neutraliser le terroriste en vain.

Il raconte ne pas avoir réalisé immédiatement ce qui se passait quand Coulibaly s'est approché d'eux et a commencé à tirer. "Il y a des couleurs qui sortent du canon, mais c'est couleur feu d'artifice un petit peu, ça parait irréel, factice", explique-t-il, préférant témoigner à visage caché."J'ai tapé sur le bout du canon en lui disant : 'mais arrête tes conneries, avec ce qui s'est passé hier (l'attentat au siège de Charlie Hebdo NDLR), c'est pas une blague à faire'", se souvient Laurent, qui pensait alors qu'il s'agissait d'une fausse arme.

Le temps qu'il réalise enfin ce qui est en train d'arriver, deux personnes sont déjà à terre. "C'est quand j'ai retourné la tête et que j'ai vu le visage de mon collègue déformé par la balle, avec du sang qui giclait de partout, après j'ai vu Clarissa déjà à genoux". Laurent commence alors à se battre avec Amedy Coulibaly. "Sans aucune expression, sans haine, sans rien, il a dit comme ça militairement : 'Tu veux jouer, tu vas crever'.", raconte l'agent de maîtrise à i-Télé.

Le terroriste finit par le mettre en joue avec un pistolet, avant de prendre la fuite. "J'ai cru pendant des mois qu'il m'avait épargné" explique-t-il. Mais en réalité, "l'arme s'est enrayée". Le lendemain, Coulibaly fait irruption, lourdement armé, dans un supermarché cacher de la porte de Vincennes et tue quatre personnes. 

 

Lu sur Le Point

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !