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Attentats : condamnation d'un couple qui prétendait être des victimes des attentats de Paris puis de Nice
©Reuters

Indécence

Attentats : condamnation d'un couple qui prétendait être des victimes des attentats de Paris puis de Nice

Le couple a été reconnu coupable d'escroquerie au préjudice du Fonds de garantie des victimes du terrorisme et d'autres infractions (FGTI).

Un couple domicilié à Cannes a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, pour escroquerie au préjudice du Fonds de garantie des victimes du terrorisme et d'autres infractions (FGTI), l'organisme public chargé d'enregistrer les demandes d'indemnisation des victimes d'attentat.

Déjà condamnés à trois et six ans de prison pour s'être fait passer pour des victimes des attentats de Paris, Vera Vasic et Sasa Damjanovic, 29 et 36 ans, ont cette fois écopé de 4 et 6 ans d'emprisonnement ferme pour avoir tenté de renouveler leur plan après l’ attaque de Nice. La peine a été assortie d'une interdiction de séjour de cinq ans dans les Alpes-Maritimes.

C'est leur comportement "inexcusable et que rien ne peut expliquer" qui leur a valu cette peine, selon la procureure, qui a été peu convaincue par les pleurs et les remords affichés dans le box par les deux prévenus.

Concrètement, ce couple - vivant en grande partie de prestations sociales et ayant 14.000 euros d'arriérés de loyer - s'était fait passer pour des victimes de l'attentat à la bombe au stade de France et avait perçu 60.000 euros du FTGI. Le soir du 14 juillet, ils se trouvaient à Cannes lorsque, apprenant qu'un attentat venait d'avoir lieu sur la promenade des Anglais, ils se sont précipité à l'hôpital de Nice en prétendant avoir été victime de la bousculade due à l'attaque au camion-bélier. Ils avaient ensuite déposé un dossier de demande d'indemnisation au FGTI, qui s'est méfié de cette coïncidence troublante, le couple étant déjà dans ses archives.

La justice, saisie par le FGTI, avait alors ouvert une enquête qui avait permis de confondre le couple, des relevés téléphoniques attestant de leur présence à Cannes le soir des deux attentats. "Ils sont allés encombrer les urgences, les services d’enquête, et finalement toute la chaîne de l’aide aux victimes, alors qu’il y avait 86 morts encore tièdes sur la promenade des Anglais. Ces gens ont détourné le système de la solidarité nationale", a jugé Me Roland Rodriguez, l’avocat du fonds, qui s’est constitué partie civile.

Lu dans 20 Minutes

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