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Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray : le loupé des services de renseignement
©Reuters

Polémique

Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray : le loupé des services de renseignement

Selon Mediapart, la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris avait connaissance du projet d'attentat mais les congés d'été ont bloqué la note…

Les services de renseignement sont-ils complètement passés à côté de l'attentat qui a coûté la vie au père Hamel, dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray ? C'est ce que prétend une enquête de Mediapart qui assure que la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) avait eu vent de ce projet d'attentat. En l'occurrence, un agent avait eu connaissance des messages publiés sur Telegram par Adel Kermiche, l'un des assaillants. "Tu vas dans une église où il y a du polythéisme et tu déglingues tout le monde, je ne sais pas moi ! Tu fais ce qu’il y a à faire et voilà !" expliquait-il à son interlocuteur. Il y mentionnait même Saint-Étienne-du-Rouvray !

L'agent en question transmet par une note blanche l'information en question à la DGSI puisque son service ne dépasse pas la région parisienne. Problème, elle doit d'abord être validée à travers quatre hiérarchies différentes et, en ce mois de juillet, les gradés sont en vacances ! La note reste donc bloquée jusqu'au 26 juillet, date de l'attentat.

Pire ! Pour éviter la polémique, la DRPP aurait demandé à son agent de postdater la fameuse note. "Mais, effectuée dans la précipitation, la manipulation sur le fichier conserve dans l'onglet Propriétés la date initiale" affirme Mediapart.

Lu sur Mediapart

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