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Attentat de Nice : des témoignages soutiennent la version de la policière municipale
©Reuters

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Attentat de Nice : des témoignages soutiennent la version de la policière municipale

Sandra Bertin, chargée de la vidéosurveillance, accuse le ministère de l'Intérieur de "harcèlement" dans la rédaction de son rapport.

C'est une véritable bataille qui s'organise entre le ministère de l'Intérieur et la policière municipale Sandra Bertin (qui est aussi syndiquée et ouvertement hostile au gouvernement). Nouvelle révélation du Monde : les témoignages de ses collègues, transmis à la justice, corroborent la version de la jeune femme. "Je l’ai entendue dire “je ne mettrai pas ce que je n’ai pas vu aux écrans”" explique ainsi l'un d'eux.

Un autre affirme : "Le 15 juillet vers 15 h 30, je me trouvais en salle vidéo avec notre responsable, Sandra Bertin, lorsque son adjoint vient la chercher en salle vidéo, en lui disant qu’un commissaire de police venait la voir et qu’il était envoyé par le cabinet du ministère de l’intérieur." Ce fameux commissaire, remplacé par la suite par un commandant, aurait relayé les ordres, par téléphone. La personne au bout du fil est "une commissaire de l’état-major de la direction centrale de la sécurité publique à Paris, l’une des directions centrales de la police nationale." En théorie, ces intervenants étaient envoyés par la direction de la police nationale et n'appartenaient donc pas au cabinet du ministre même si le lien hiérarchique est évident. "J’ai rapidement compris qu’il y avait divergence d’opinion sur la façon de rédiger le document" explique un employé municipal.

La commissaire souhaite faire apparaitre dans le rapport la présence de la police nationale sur deux points de la promenade des Anglais, Sandra Bertin s'y refuse car elle ne les voit pas sur ses vidéos. "La police nationale était peut-être là, mais elle ne m'est pas apparue sur les vidéos" précisait-elle au JDD. L'Inspection générale du travail, ce mercredi, a d'ailleurs soutenu qu'il y avait "64 agents de la police nationale sur la promenade des Anglais."

Toujours selon Le Monde, il existe deux raisons pour lesquelles Sandra Bertin n'a pu voir les effectifs de la police nationale. "D’abord, à partir du moment où l’alerte est donnée, les caméras se mettent à suivre la progression du camion. Or celle-ci s’effectue sur le trottoir dès après son arrivée sur la promenade par la rue Fabron, au niveau de l’hôpital Lenval. Pour cette raison, les images exploitées par Mme Bertin ne montrent pas les dispositifs policiers qui, eux, sont installés sur la chaussée."

Surtout, "des policiers nationaux ont bien tenu des points de barrage dans la journée du 14 juillet mais, quand Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce sur la foule, ce sont des policiers municipaux qui sont présents." La note, réalisée par la commissaire, qui stipule la présence de ces barrages d'agents de la police nationale est donc erronée. Reste à savoir si le ministère de l'Intérieur en avait sciemment conscience. 

Lu sur Le Monde

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