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Assemblée : à cause d'une question coupée, les députés insoumis quittent l'hémicycle avec fracas
©FRANCOIS GUILLOT / AFP

Dialogue de sourds

Assemblée : à cause d'une question coupée, les députés insoumis quittent l'hémicycle avec fracas

Furieux de voir leur collègue Clémentine Autain coupée – à juste titre – par le président de l'Assemblée, les députés insoumis ont décidé ce mercredi de quitter l'hémicycle en signe de protestation, rapporte LCP.

Les séances de questions au gouvernement sont généralement bien animées ; celle de ce mercredi 11 avril n'y a pas échappé. Alors que l'insoumise Clémentine Autain interpellait avec véhémence le ministre de l'Intérieur sur la question de "la contestation sociale qui s'aiguise", son micro a été coupé par François de Rugy, le président de l'Assemblée, qui lui avait signifié quelques secondes plus tôt que son temps de parole était écoulé, indique LCP.

Un cordon d'huissiers a dû être déployé

Un motif de frustration tel, que les rangs insoumis et ceux de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) se sont vidés de leurs députés, qui ont préféré ne plus suivre la séance. "Le temps de parole, madame la députée, est le même pour tout le monde, il est de deux minutes ", a quant à lui lancé François de Rugy, de manière presque robotique. Avant d'ajouter, presque dépité : "On m'a surnommé le serial coupeur et je suis prêt à jouer pleinement ce rôle s'il le faut...".

Pas de quoi faire redescendre la colère insoumise toutefois. Plusieurs députés insoumis, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin, sont descendus s'approcher du banc du gouvernement et du perchoir pour faire entendre leur mécontentement, tout de même bloqués par un cordon d'huissiers.

"C'est ici que l'on débat"

Qu'à cela ne tienne, malgré l'absence de son interlocutrice, Gérard Collomb a pris la parole pour répondre à celle qui accusait quelques minutes plus tôt le gouvernement de "fuite en avant autoritaire". Il lui rétorque alors que l'Assemblée, "c'est ici que l'on débat et l'on n'envoie pas dans les facultés et à Notre-Dame-des-Landes un certain nombre de gens inconséquents" susceptibles de "déchaîner une violence que demain on ne pourra plus contenir". Il ajoute enfin que, malgré la volonté des insoumis de ne pas poursuivre le débat, "l'opinion publique est massivement derrière [le gouvernement] pour une volonté de dialogue". Une séquence isolée par LCP, à visionner ci-dessous.

Lu sur LCP

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