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Enquête

Assassinat de Kim Jong-nam : les deux empoisonneuses travaillaient dans un salon de massage

Deux femmes sont sous les verrous, douze jours après l'assassinat du demi-frère du dictateur nord-coréen. Travailleuses dans un salon de massage, elles auraient été embrigadées par des agents nord-coréens.

Près de deux semaines après l'assassinat, à l'aéroport de Kuala Lumpur, de Kim Jong-nam, demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-un, l'enquête avance rapidement. La police malaisienne a annoncé son intention de demander un mandat d'arrêt à l'encontre du deuxième secrétaire de l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Kumpur, Hyon Kwang-song, a-t-on appris ce samedi 25 février 2017. Au total, huit Nord-Coréens sont suspectés par la police de Malaisie, dont l'un est détenu par les autorités, quatre se seraient enfui dans leur pays et deux (dont Hyon Kwang-song) seraient encore en Malaisie.

Deux autres personnes sont aussi sous les verrous. Ils s'agit des deux femmes suspectées d'avoir empoisonné Hyon Kwang-song. Les deux jeunes femmes, une vietnamienne et une indonésienne, ont expliqué travailler dans un salon de massage et également jouer les escorts pour de riches asiatiques, avec des relations sexuelles tarifées à la clef. Cela aurait fait d'elles des cibles faciles à recruter pour les agents nord-coréens impliqués dans l'assassinat, estime la police. 

Les autorités seraient sur le point d'inculper les deux femmes pour assassinat, malgré le volonté de "tout dire" sur les hommes qu'elles ont rencontré, les noms qu'elles ont entendu et les promesses qui leur avaient été faites en cas de réussite de leur mission. Elles assurent qu'elles étaient persuadées de participer à une caméra cachée, où leur rôle était de "jeter un liquide" au visage de passants sélectionnés. L'ambassadeur adjoint d'Indonésie en Malaisie, Andeano Erwin, a rencontré sa compatriote sexuelle et a expliqué à la presse qu'elle aurait reçu l'équivalent de 85 euros pour cette tâche.

L'une de ces deux femmes est tombée malade en prison, prise notamment de vomissements, ce qui serait une possible conséquence de son contact avec l'agent neurotoxique utilisé pour tuer Kim Jong-nam. 

Lu dans le Daily Mail

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