L'Arabie Saoudite inquiète les États-Unis. | Atlantico.fr
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Soldat du Gulf Cooperation Council (GCC) à Manama (Bahrein) avec un portrait du roi Hamad al-Khalifa le 19 mars 2011
Soldat du Gulf Cooperation Council (GCC) à Manama (Bahrein) avec un portrait du roi Hamad al-Khalifa le 19 mars 2011
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Tension

L'Arabie Saoudite inquiète les États-Unis.

Les Saoudiens tentent d'arrêter le printemps arabe et forment une alliance contre l'Iran.

Alors que les Américains tentent de capitaliser sur les révolutions pacifiques qui ont eu lieu dans le monde arabe, L'Arabie Saoudite essaie, au contraire, d'éviter la contagion, après s'être mobillisée contre la révolte, en majorité shiite qui secoue l'état sunnite de Bahrein, tout en créant une union sacrée contre l'Iran au Moyen Orient et en Asie. L'Arabie Saoudite essaie aussi de rassembler des soutiens contre .

Selon le Wall Street Journal,  en mars dernier, le prince Bandar bin Sultan al Saud, qui dirige le Conseil National de Sécurité saoudien a demandé l'aide des généraux pakistanais, lorsque les saoudiens sont intervenus à Bahrein pour réprimer les manifestations contre le gouvernement du roi Hamad bin Isa al-Khalifa, selon des officiels américains, pakistanais et saoudiens. Le prince Bandar qui a été ambassadeur d'Arabie Saoudite à Washington pendant 20 ans, a dit aux Pakistanais qu'il ne fallait pas compter sur les Américains pour restaurer la stabilité au Moyen-Orient, ou bien pour protéger les intérêts pakistanais en Asie.

Les Américains reconnaissent que l'Arabie Saoudite est nerveuse face à l'Iran, et ressent une certaine frustration face à la politique américaine.Les saoudiens ajoutent que des troupes pakistanaises auraient pu être intégrées aux 4 000 hommes (en majorité saoudiens qui sont intervenus en mars à Bahrein à la demande du pouvoir qui accuse l'Iran de télécommander cette révolte.

Lors de cette opération, le prince Bandar a fait le tour des capitales pour expliquer cette intervention, aussi bien en Inde qu'en Chine ou en Malaisie (qui est aussi sunnite et prête à intervenir à Bahrein si nécessaire). Less relations entre le Pakistan, et l'Arabie Saoudite sont anciennes. Le soutien saoudien représente des centaines de millions de dollars sous forme de pétrole principalement.

Les Saoudiens en sont d'ailleurs pas les seuls à s'inquiéter face au mouvement qui a remis en cause le pouvoir absolu dans certains pays. Comme le racontait, mi-mai, le New York Times, le fondateur de la société Blackwater a été chargée de monter une force d'intervention mercenaire de 800 hommes pour le compte des Emirats Arabes Unis.

Le New York Times confirme l'analyse du Wall Street Journal, en indiquant que l'Arabie Saoudite met son influence diplomatique et ses ressources financières dans la balance pour contenir la marée du changement dans le monde arabe. Les Saoudiens ont invité, début mai les royaumes de Jordanie et du Maroc à rejoindre les six pays du Golfe Persique, rassemblés au sein du Gulf Cooperation Council (GCC). On se souvient que le Maroc avait déja rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran en mars 2009.

Les Saoudiens s'inquiètent aussi de l'influence des Frères Musulmans en Egypte qui pourraient pousser un Islam différend de la tradition Whahhabite de la monarchie absolue saoudienne. Au Yemen, comme en Syrie, où le pouvoir est contesté dans les deux cas, les Saoudiens ont une attitude ambigue. La famille royale saoudienne n'aime pas Assad, le chef de l'état syrien, trop lié à l'Iran à leurs yeux, mais ils craignent, par ailleurs, que des bouleversements incontrôlés ne diminuent pas pour autant l'influence iranienne.

L'incontournable alliance entre les Américains et les Saoudiens devrait, quoiqu'il en soit, résister à ces tensions.

Lu dans le Wall Street Journal

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