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Tim Cook était entendue mardi par la commission d'enquête parlementaire du Sénat
Tim Cook était entendue mardi par la commission d'enquête parlementaire du Sénat
©Reuters

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Apple : Tim Cook prétend favorable à une réforme qui taxerait "raisonnablement" ses profits à l'étranger

Des sociétés apatrides appartenant à la holding Apple auraient rapporté 74 milliards de dollars entre 2009 et 2012, sans payer d'impôts.

Apple est semble-t-il aussi fort en innovation technologiques qu'en optimisation fiscale. Tim Cook, le successeur de Steve Jobs à la tête de l'entreprise à la pomme croquée, était entendue mardi par la commission d'enquête parlementaire du Sénat. L'objectif : savoir comment Apple a réussi à amasser 30 milliards de dollars dans l'une de ses filiales à l'étranger sans jamais payer d'impôts. L'entreprise de Cupertino aurait utilisée les "failles" du système fiscale américain et étranger pour en tirer le meilleur parti. Par exemple via des filiales installées en Irlande, dont la direction est basée en Californie et ne réside fiscalement nulle part, puisque l'Irlande ne fait payer d'impôts qu'aux entreprises dirigées en Irlande et que les Etats-Unis ne reconnaissent que celles installées sur son territoire.

"L'Irlande a essentiellement fonctionné comme un paradis fiscal pour Apple", affirme le sénateur Carl Levin à la recherche de solutions pour combattre l'évasion fiscale et réformer le code américain des impôts. Les autorités irlandaises ont réagi vivement, rejetant sur les pays à taxation élevée la responsabilité de la fuite vers l'Irlande de sociétés multinationales. "Ces questions proviennent des régimes de taxation en vigueur dans d'autres juridictions" souligne ainsi Eamon Gilmore, adjoint du premier ministre irlandais.

Tim Cook s'est défendu d'être un mauvais citoyen : le patron du géant californien a souligné qu'Apple "était probablement l'entreprise payant le plus d'impôts aux États-Unis", ne violait aucune loi et soutenait même l'idée d'une réforme qui taxerait de manière "raisonnable" ses profits réalisés à l'étranger.

Le rapport de la commission établit qu'Apple, sans violer la lettre de la loi américaine, réussit à faire passer plusieurs filiales comme des sociétés apatrides, ne payant d'impôts nulle part, bien qu'elles aient récolté 74 milliards de dollars de profits entre 2009 et 2011.

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