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Algérie : un pique-nique géant en plein ramadan
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Algérie : un pique-nique géant en plein ramadan

Le déjeuner n’a été interrompu ni par la population, ni par les forces de l’ordre.

C’est du jamais vu dans le pays. Samedi dernier, près de 500 Algériens se sont retrouvés dans la ville rebelle de Tizi Ouzou, en Kabylie, pour un déjeuner de plein air et ceci en pleine période de jeûne. Au menu, bouteilles d’eau, nourriture, cigarettes et bières. Un rassemblement pour dénoncer « l’islamisation du pays ».

Aux alentours de 13 heures, la place Matoub-Lounès était noire de monde. La foule a ensuite pris la direction du nouveau commissariat de la ville pour un rassemblement pacifique. L’objectif : demander le respect des libertés individuelles dans un lieu hautement symbolique, puisqu’il y a une semaine, plusieurs jeunes y étaient arrêtés pour avoir mangé dans une cafétéria (ce qui n’est pourtant pas interdit dans la loi algérienne).

Le déjeuner n’a été interrompu ni par la population, ni par les forces de l’ordre. Pourtant, ce rassemblement fait figure d’outrage pour certains. En effet, des habitants considèrent que pour montrer son respect de l’islam et par conséquent de l’Algérie, le ramadan est essentiel (c’est l’un des cinq piliers de l’islam). Ainsi, pendant cette période les musulmans s’abstiennent de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles du lever jusqu’au coucher du soleil.

Parmi les participants à cette action, figurent des citoyens sans affiliation et des militants politiques, surtout berbères. Un acte symbolique donc, pour dénoncer « le climat de terreur qui règne contre ceux qui ne jeûnent pas » durant ce mois sacré. En effet, pendant le ramadan, « les restaurants sont ouverts seulement dans les hôtels de luxe, et les autorités tout autant que les religieux incitent la population à respecter le jeûne ».

Un retour en arrière quand on sait que jusque dans les années 1980, dans les villes au moins,  les restaurants étaient ouverts et ne pratiquaient le jeûne que ceux qui le souhaitaient.

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