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Affaire du Mediator : "le procès sera très certainement reporté"
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Justice

Affaire du Mediator : "le procès sera très certainement reporté"

En parallèle de l'instruction à Nanterre, une seconde, menée par le pôle Santé Publique de Paris est toujours en cours

Le premier procès pénal du Mediator, un médicament accusé d’avoir déjà causé des centaines de morts en France, a repris mardi à Nanterre après un an d’interruption, en présence du patron du groupe pharmaceutique Jacques Servier. En costume sombre, les bras croisés, Jacques Servier, 91 ans, a pris place sur le banc des prévenus, sans faire de déclaration à la presse.

Face à lui, la majorité des victimes présumées étaient représentées par leurs conseils. «Nous n’attendons pas grand-chose du procès qui sera très certainement reporté», a déclaré à l’AFP Solange, une des rares parties civiles présentes. «M. Servier et ses amis s’en fichent. Ce sont des gens méprisants», a ajouté cette femme qui souffre d’une valvulopathie (défaillance des valves cardiaques) après avoir consommé pendant onze ans du Mediator.

Et elle n'a pas tort puisque les avocats batailleront tout l'après-midi afin d'éviter à M. Servier d’être jugé dès à présent à Nanterre alors qu’une instruction parallèle menée par le pôle Santé Publique du tribunal de Paris est toujours en cours. C'est d'ailleurs pour cette raison que la première partie du procès avait été ajournée en 2012.

Quelque 700 parties civiles demandent réparation à Jacques Servier et aux laboratoires du même nom, devant le tribunal correctionnel pour "tromperie aggravée", sans attendre la fin de l’instruction menée au pôle santé du parquet de Paris notamment sur les mêmes faits. La tenue du procès de Nanterre, prévu pour durer jusqu’au 14 juin, reste incertaine. "Être jugé à Nanterre alors qu’une instruction est en cours à Paris serait gravissime pour le fonctionnement de la justice", a déclaré à l’AFP Me Hervé Temime, avocat de Servier.

Après deux petites heures passées dans la salle d'audience, le patron du géant pharmaceutique Servier a été accompagné par son médecin et son impressionnant service d'ordre en dehors du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine). "Il n’est pas en état de comparaître, a justifié Hervé Témime, son avocat. Mais il est venu là pour dire qu’il ne se fout pas du tribunal et par respect pour les malades."

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