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Jérôme Cahuzac et Pierre Moscovici, son ministre de tutelle
Jérôme Cahuzac et Pierre Moscovici, son ministre de tutelle
©Philippe Wojazer / Reuters - Jérôme Cahuzac et Pierre Moscovici

Auditions

Affaire Cahuzac : la commission d'enquête parlementaire se réunit mardi

Jérôme Cahuzac sera aussi, à une date non fixée, mis sur le grill par ses anciens collègues à qui il avait menti dans l'hémicycle le 5 décembre 2012.

Qui savait quoi dans l'affaire Cahuzac ? Cette question trouvera peut-être des réponses dans les jours à venir. En effet, la commission d'enquête parlementaire sur l'action du gouvernement pendant l'affaire du compte suisse de Jérôme Cahuzac lance mardi ses auditions. Pour le moment, tous les responsables politiques évoqués dans l'affaire ont nié leur "supposée" connaissance à propos du dossier. A l'image du ministre de l'Intérieur. Manuel Valls a expliqué n'avoir jamais été en possession d'"aucune information qui prouvait la culpabilité" de l'ancien ministre du budget. 

Pierre Moscovici, ancien ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac, cible privilégiée de la droite, a dit son "impatience" de s'expliquer devant la commission et a affirmé "sans ambiguïté aucune" : "Je ne savais rien de ce compte." Et François Hollande ? Il "n'avait pas d'information", a assuré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Les auditions de Manuel Valls, de Pierre Moscovici et de leur collègue de la Justice Christiane Taubira, dont les dates n'ont pas été fixées, seront des moments forts de cette commission, qui ne pourra pas aborder le fond de l'affaire, la fraude fiscale, entre les mains de la justice.

En attendant, les parlementaires commenceront mardi par les "lanceurs d'alerte", le fondateur de Mediapart Edwy Plenel et le journaliste de ce site d'information Fabrice Arfi. Dans l'après-midi, ce sera l'ancien opposant politique de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-lot, Michel Gonelle. Edwy Plenel a déjà accusé Pierre Moscovici d'avoir "instrumentalisé l'administration fiscale pour protéger Jérôme Cahuzac", une accusation également portée par l'UMP. Le journaliste a aussi jugé que François Hollande n'avait "pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite au scandale, et a appelé à "s'interroger sur ce qui s'est passé pendant ces quatre mois". 

L'avocat Michel Gonelle, prédécesseur RPR de Jérôme Cahuzac à la mairie de Villeneuve-sur-Lot, était en possession de l'enregistrement où un homme qui s'avérera être Jérôme Cahuzac évoquait le compte suisse. Michel Gonelle avait appelé l'Élysée mi-décembre pour étayer les informations de Mediapart. Il devrait évoquer ce coup de fil au cabinet de l'Élysée. Début avril, il avait aussi assuré que le compte avait été identifié dès 2008, disant tenir cette information "de bonne source" et évoquant "un haut fonctionnaire des Douanes". Interrogé il y a quelques semaines, ce dernier avait refusé de répondre. La directrice de cabinet de Jérôme Cahuzac à Bercy, Amélie Verdier, qui a conservé ces fonctions auprès de son successeur Bernard Cazeneuve, sera entendue après Michel Gonelle.

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