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Affaire Bygmalion : la défense de Sarkozy dénonce une "manœuvre politique grossière"
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Riposte

Affaire Bygmalion : la défense de Sarkozy dénonce une "manœuvre politique grossière"

Cette annonce intervient "le jour où s'ouvre le procès d'un ancien ministre de M Hollande (…) Cela démontre une fois encore la manœuvre politique grossière par cette démarche", estime Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien président.

Le parquet de Paris a demandé mardi 30 août le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bygmalion. Peu après l'annonce du réquisitoire ce lundi, l'avocat de l'ancien président, Thierry Herzog, a évoqué une "nouvelle manœuvre politique grossière qui ne résistera pas davantage que les autres à l'examen des faits". 

Pour la défense de Nicolas Sarkozy, le calendrier judiciaire de cette rentrée est d'ailleurs loin d'être anodin : l'ancien ministre Jérôme Cahuzac est en effet jugé à partir de ce lundi pour fraude fiscale et blanchiment, quatre ans après l'éclosion du scandale de ses comptes bancaires cachés en Suisse et à Singapour. 

Cette annonce intervient "le jour où s'ouvre le procès d'un ancien ministre de M Hollande (…) Cela démontre une fois encore la manœuvre politique grossière par cette démarche", estime Thierry Herzog. 

L'avocat rappelle par ailleurs que les faits pour lesquels le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy ont "déjà été sanctionnés par le Conseil constitutionnel", qui avait rejeté le compte de campagne du candidat. 

"Au mépris de toutes les règles de droit, le parquet de Paris requiert le renvoi du président Nicolas Sarkozy pour des faits pour lesquels il n'a pas été mis en examen (…) Le parquet n'a pas pris la peine d'attendre le délai au terme duquel doivent être prise en compte les observations et les demandes des différentes personnes concernées par cette procédure", regrette également Thierry Herzog.

Le renvoi de Nicolas Sarkozy en correctionnelle dépend désormais de la décision des deux juges d'instruction chargés du dossier, Serge Tournaire et Renaud Van Ruymbeke, dont les divergences dans cette affaire sont connues. Selon différentes sources, Serge Tournaire serait favorable au renvoi de Nicolas Sarkozy en correctionnelle, mais Renaud Van Ruymbeke estime quant à lui que les preuves sont insuffisantes. 

Lu sur Le Figaro

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