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Aéroports: Lyon bloqué, Roissy et Toulouse retardés
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Aéroports: Lyon bloqué, Roissy et Toulouse retardés

La grève des agents de contrôle perturbe le trafic aérien à Lyon jusqu'à la mi-journée, tandis qu'elle le retarde à Roissy et à Toulouse.

A Lyon-Saint-Exupéry, quatrième aéroport du pays, les agents de contrôle des passagers avant l'embarquement ont décidé de poursuivre leur grève. Ce dimanche, le trafic aérien y est à nouveau perturbé. Les avions étaient cloués au sol jusqu'au début de l'après-midi, alors qu'à Roissy, et à Toulouse, seuls des retards étaient signalés. La direction a fait savoir qu'aucun vol ne décollerait avant 13H20 et que 46 vols seraient assurés avant 19H30 sur les 125 prévus dimanche. Sur les écrans de l'aérogare principal, le premier vol affiché au départ était celui de 13H20 vers Paris-Charles-de-Gaulle.

En pleines vacances de Noël, les syndicats des entreprises de sûreté, qui emploient 10000 salariés (ICTS France, Securitas, Brink's, Alyzia Sûreté, I Sec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus), ont lancé vendredi un mouvement de grève nationale interentreprises. Ils réclament l'ouverture de négociations sur les conditions de travail et les salaires, ceux-ci s'échelonnant entre 1100 à 1400 euros en moyenne, selon les syndicats. "On demande une négociation de branche. S'il y a une augmentation à avoir, c'est pour l'ensemble de la branche, pas pour un aéroport en particulier", a déclaré dimanche Jean-Paul Horville, délégué CGT Securita. Le patronat émet quant à lui un son de cloche différent, en hissant l'échelle des salaires moyens de 1100 à 1600 euros. 

A Paris, si rien n'était à signaler à Orly, il n'en allait pas de même à Roissy. Selon Aéroports de Paris, quelque 93000 passagers étaient attendus dans la journée. Résultat: des files d'attente et des retards moyens de 35 minutes, principalement aux terminaux 2E et 2F, et "dans une moindre mesure" aux terminaux 2A, 2B, 2C et 2D. A Toulouse, si les files d'attentes sont plus importantes que samedi, aucun vol n'a été supprimé, à précisé la direction de l'aéroport.

Pour le ministre des Transport Thierry Mariani, il s'agit d'"une prise en otage" des vacanciers. Il a souhaité l'examen rapide d'une proposition de loi UMP visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien. Mais pour Christine Hamiami, déléguée CGT Brink's à Roissy, la grève était nécessaire: "On est obligés d'en arriver à choisir des départs en vacances parce qu'on n'arrive pas à obtenir l'ouverture sérieuse de négociations", avait rétorqué Christine Hamiani, déléguée CGT Brink's à Roissy.


 

Lu sur lexpress.fr

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