66 millions d'habitants en France, le taux de natalité au plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
66 millions d'habitants en France, le taux de natalité au plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale
©

Record

66 millions d'habitants en France, le taux de natalité au plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale

Selon les derniers chiffres de l'Insee, jamais la France n'avait compté autant d'habitants, malgré des taux de natalité et de fécondité en baisse.

Jamais la France n'avait compté autant d'habitants. Selon le bilan publié ce mardi par l'lnstitut national de la statistique (Insee), au 1er janvier 2014 la France-métropolitaine et Outre Mer-comptait 66 millions d'habitants. Cependant, 280 000 de plus en un an (+0,4%) constitue  la croissance la plus faible depuis l'an 2000.  

"La croissance démographique française reste supérieure à la moyenne de l'Union européenne, mais c'est la plus basse depuis l'an 2000", a commenté Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. "On est sur une tendance de ralentissement due principalement à une légère baisse du nombre d'enfants par femme en 2013, et à une tendance d'augmentation du nombre de décès, malgré les progrès d'espérance de vie", a-t-elle ajouté. 

En 2013, le taux de fécondité (hors Mayotte) a reculé à 1,99 enfant par femme contre 2,01 en 2012 et 2,03 en 2010, année où le nombre de naissances avait atteint un pic. Ce recul de naissances s'explique par la baisse du nombre de femmes en âge de procréer. La France reste cependant, avec l'Irlande, le pays le plus fécond d'Europe. L'âge de l'accouchement moyen est de 30,1 ans. Quant au taux de natalité, il est aujourd'hui au plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale, comme le montre le tableau de l'Insee.

Comme les années précédentes, la croissance de la population est principalement portée par le "solde naturel", c'est-à-dire l'excédent des naissances (810 000) sur les décès (572 000).  Mais en 2013, cet excédent (238 000) est le plus bas enregistré depuis 2003 (année de la canicule), avec des naissances moins nombreuses et des décès en augmentation. 

Au 1er janvier 2014, la France comptait 18% d'habitants âgés d'au moins 65 ans (+3,4 points en 20 ans). Les 75 ans et plus représentaient 9,1% de la population (+3 points en 20 ans). Le vieillissement des générations du baby-boom (nées entre 1946 et 1974) continuera probablement d'augmenter le nombre de décès à l'avenir. L'espérance de vie, elle, a augmenté à 85 ans pour les femmes et 78,7 ans pour les hommes. 

En 2013, l'augmentation des décès s'explique aussi par une mortalité très importante sur les quatre premiers mois, février et mars ayant été particulièrement froids et l'épidémie de grippe ayant duré 13 semaines. 

Le "solde migratoire", soit l'excédent des entrées par rapport aux sorties du territoire, a pour sa part contribué de manière plus marginale à la croissance de la population. 

Enfin, en 2013, 238 000 mariages ont été célébrés, dont 7 000 mariages homosexuels depuis la promulgation de la loi autorisant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Le nombre de mariages est reparti à la baisse l'an dernier (245.930 en 2012). 

lu sur le Huffington Post

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !