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"Détaché de la vérité", "pas éthique": James Comey, l'ex-directeur du FBI, règle ses comptes avec Donald Trump
©NICHOLAS KAMM / AFP

Portrait au vitriol

"Détaché de la vérité", "pas éthique": James Comey, l'ex-directeur du FBI, règle ses comptes avec Donald Trump

Licencié par le président américain en mai 2017, l'ex-directeur du FBI, James Comey, livre sa riposte dans son livre "A Higher Loyalty", à paraître le 17 avril. Le New York Times a pu se le procurer avant sa sortie.

L'heure de la revanche a sonné pour James Comey. L'ancien directeur du FBI, remercié par le président américain en mai 2017 alors qu'il enquêtait sur les liens éventuels entre l'équipe de campagne de l'ex-candidat républicain et la Russie, livre dans A Higher Loyalty (une loyauté supérieure), sous-titré Vérités, mensonges et leadership, son opinion sur la personne qu'est Donald Trump. Le New York Times et le Washington Post ont pu consulter l'ouvrage avant sa sortie, prévue le 17 avril.

À l'aise avec les mots, James Comey use de sa plus belle syntaxe pour dénoncer les agissements du président américain et la laideur supposée de sa personne. Il raconte ainsi les coulisses de ses rencontres avec le chef de l'État, qu'il compare à un parrain de la mafia. "Le cercle silencieux d'approbation. Le boss qui contrôle tout. Les serments d'allégeance. La vision antagoniste du monde - eux-contre-nous. Le mensonge à propos de toute chose, grande et petite, au service de quelque code de loyauté qui place l'organisation au-dessus de la moralité et au-dessus de la vérité", énumère-t-il. Un sentiment encore décuplé lorsque Donald Trump lui demande de lui promettre sa "loyauté" ; James Comey lui garantit alors son "honnêteté", estimant ne devoir fidélité qu'à la Constitution et à la loi, d'où le titre du livre.

Donald Trump se dit "très honoré" d'avoir renvoyé James Comey

Du haut de ses 2,07 mètres, l'ancien patron du FBI voit en Donald Trump un président "pas étique" et surtout "détaché de la vérité et des valeurs institutionnelles". Il confie également ne l'avoir jamais vu rire, un trait qui lui semble "la marque de sa profonde insécurité, de son incapacité à être vulnérable ou à se risquer à apprécier l'humour d'autrui, ce qui, à la réflexion, est vraiment triste chez un dirigeant, et un peu effrayant chez un président".

Il voit en l'avènement de Donald Trump à la tête du pays "une période dangereuse, avec un environnement politique où les faits les plus simples sont contestés, où la vérité élémentaire est mise en doute, où le mensonge est banalisé, le comportement malhonnête ignoré, excusé ou récompensé". Le président américain s'est empressé de réagir ce vendredi sur Twitter, en assurant qu'il avait été "très honoré" d'avoir "viré" James Comey, qu'il décrit comme un "menteur" et un "très mauvais directeur du FBI". Aussi, le Parti républicain a créé un site spécialement dédié à décrédibiliser la parole de James Comey : "https://lyincomey.com/".

Lu sur The New York Times

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