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Voitures brûlées, embuscades, violences aux personnes : les chiffres indiquent toujours plus de faits... et partout en France
©Valery HACHE / AFP

Et pendant ce temps là…

Voitures brûlées, embuscades, violences aux personnes : les chiffres indiquent toujours plus de faits... et partout en France

Le ministère de l'Intérieur n'a pas souhaité communiquer de chiffres sur les incidents en marge de la nuit de la Saint-Sylvestre et notamment le nombre de véhicules incendiés. Xavier Raufer revient sur la situation en France et sur la sécurité en Ile-de-France.

Xavier Raufer

Xavier Raufer

Xavier Raufer est un criminologue français, directeur des études au Département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l'Université Paris II, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Dernier en date:  La criminalité organisée dans le chaos mondial : mafias, triades, cartels, clans. Il est directeur d'études, pôle sécurité-défense-criminologie du Conservatoire National des Arts et Métiers. 

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Émeutes du nouvel-an : bien sûr, le gouvernement a balayé la poussière sous le tapis, de pourtant dociles journalistes en venant à grincer que "la police n'a pas souhaité préciser le nombre de véhicules incendiés...les autorités n'ont donné nul décompte... les consignes sont claires : pas de bilan chiffré... la préfecture ne donnera pas de chiffres...". L'idiot prétexte étant ici d'éviter l'émulation. Idiot car à Strasbourg, la censure de l'an passé n'a nullement empêché le nombre des véhicules incendiés de doubler, et plus, fin 2019. Ce que cachent Macron-Castaner inondant les réseaux sociaux, visible par tous, le bilan du naufrage sécuritaire de la fin 2019 peut aisément s'établir. Le voici.

- Naguère cantonnées à la nuit du 31/12, les émeutes s'étalent désormais sur 3, voire 4 nuits, du 29 décembre au 2 janvier. À ce train, l'an prochain verra peut-être sa semaine de chaos. Avec le 14 juillet... Halloween... et quelque mondial de foot, une France privée de mois sans alcool inaugurera bientôt son mois chaos-racailles. 

Tout ça bien sûr, sans nulle précision chiffrée. Pourquoi énerver l'électeur ?

- Le chaos, incendies (véhicules, conteneurs-poubelles) casse de mobilier urbain, pillages de commerces, guet-apens, tirs tendus de mortiers d'artifices, fusées, etc., sur les pompiers, forces de l'ordre et commissariats, affecte d'abord ces quartiers hors-contrôle, où, depuis quarante ans, tout président déplore (platoniquement) que la République ait disparu. Strasbourg : Hautepierre, Neuhof, Cronenbourg... Région lyonnaise : Vénissieux et Les Minguettes, Villeurbanne, quartier du Tonkin ; banlieues de Besançon, Nantes, Mulhouse, Toulouse (Bagatelle, Bellefontaine, Le Mirail, les Izards...). 

- Les villes moyennes sont maintenant atteintes. À Montélimar, un feu de voitures touche un coffre de distribution du gaz : familles en danger évacuées, 280 logements sans gaz, une centaine sans électricité.

- Qui sont les émeutiers ? Pour les témoins du terrain et la foule de vidéos diffusées, ils sont en nombre issus de l'immigration et très jeunes (12 à 16 ans) - merci à Mme Taubira, d'avoir sanctuarisé les voyous juvéniles. Rarement arrêtés, ils sont vite libérés. Strasbourg "Six jeunes mineurs [sur des centaines...] soupçonnés d'avoir allumé des incendies, sont gardés à vue, avant d'être remis en liberté".

- Commis en meutes, leurs crimes s'aggravent, dit le patron de pompiers de Strasbourg, pourtant désormais escortés de policiers ou gendarmes : "Véritables guet-apens tendus à nos pompiers... guérilla urbaine ultra violente, en bandes organisées... on a franchi un cap, ils ne visent plus les véhicules, mais les hommes. Ils agissent pour blesser". 

Leurs techniques d'attentat progressent "Sur les parkings, une à dix voitures sont incendiées par retardateurs de feu ou dispositifs d'embrasement".

Hors des bouffées de chaos, la France n'est guère plus calme. Acharnés à casser le thermomètre, Macron-Philippe ferment l'Observatoire de la délinquance, qui décomptait voici peu 110 véhicules brûlés par jour en France ; plus de 40 000 par an, ± 5 000 fraudes à l'assurance et ± 35 000 déprédations de racailles - dont quasiment aucune en prison.

Ainsi, sombre un pays - avec l'aide des médias-des-milliardaires, éloignant avec soin ce qui fâche des Unes ou pages d'accès - quand ils ne l'occultent simplement pas.

Reste une voie d'accès au réel criminel, due à ce grand témoin du stalinisme que fut Boris Souvarine (avec qui l'auteur travailla jadis, dix ans). Souvarine disait "Un État totalitaire peut mentir aux autres, mais pas à lui même". Donc les données existent, même planquées. Suffit de les retrouver.

Ce qui est fait ci-après. Voici extraits les chiffres-mêmes que le ministère de l'Intérieur disperse, enfouit en d'infinis et abscons tableaux Excel, les voici. Ils prouvent l'explosion de violence subie notamment ici, par la région parisienne. Sous les désastreux (pour la sécurité) présidents Hollande et Macron les violences aux personnes ont explosé de plus de 40% en quatre ans. 

A coup sûr, l'Intérieur se taira. 

Comme d'usage, sa domesticité médiatique fera diversion. 

Mais les faits sont là, indéniables.

La République de Seine-et-Marne - 4 Janvier 2020 - Seine-et-Marne. 18 voitures incendiées à Dammarie-les-Lys

Ce samedi 4 janvier 2020, 18 voitures stationnant sur la voie publique ont été incendiées à Dammarie-les-Lys. Les faits se sont produits entre 4h15 et 5h30 dans la plaine du Lys. Pour l’instant aucune interpellation n’a eu lieu.  « C’est lamentable de s’en prendre aux gens, comme si on ne galérait pas assez comme ça », déclare un habitant du quartier.
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FR3-Régions - 6/01/2020 - Pompiers et policiers pris pour cible près d'une “barricade” au sud de Rouen

Différents projectiles, dont des mortiers d'artifice, ont été lancés par une cinquantaine de personnes à Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime) lors de violences urbaines - C'est samedi dernier (4 janvier 2020), à 18h, que la police a été appelée pour une "barricade" installée en travers de la rue des Alpes à Saint-Etienne du Rouvray, dans le quartier du Château Blanc, à proximité de la station de tramway "Le Parc".

Sur place, une cinquantaine de personnes (de jeunes hommes) avait amassé des conteneurs à poubelle en plastique et des barrières en métal. Les "émeutiers" ont ensuite mis le feu aux conteneurs empilés. Un équipage de la BAC (Brigade Anti Criminalité) a été envoyé sur place pour sécuriser l'intervention des sapeurs-pompiers. Mais les policiers (et les pompiers) ont été la cible des individus hostiles présents qui ont lancé des cailloux et tiré des mortiers de feux d'artifice. Les policiers ont repoussé à plusieurs reprises les assaillants. Ils ont été obligés de faire usage de grenades lacrymogènes et lanceurs de balles de défense (LBD).

Le feu a été finalement éteint par les  pompiers et les dizaines de jeunes dispersés. Par sécurité, la circulation du tramway (également appelé métro), a été interrompue pendant près d'une heure,  notamment en raison d'un important dégagement de fumées. Le calme est revenu vers 20h.

Les forces de l'ordre n'ont pas procédé à des interpellations. Aucun pompier ni policier n'a été blessé lors de cet épisode de violences urbaines.
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Lille-Actu - 6 Jan 20 - A Marcq-en-Baroeul, quatre ados cassent les rétroviseurs de 30 voitures

Dans la nuit du samedi 4 janvier 2020, quatre mineurs ont dégradé les rétroviseurs de 30 voitures garées dans la rue, à Marcq-en-Baroeul (Nord). Ils ont été interpellés. Mauvaise surprise pour les automobilistes qui avaient garé leurs voitures dans la rue. Dans la nuit du samedi 4 janvier 2020, des dégradations ont été commises sur trente véhicules à Marcq-en-Baroeul, dans la métropole de Lille (Nord). Selon une source policière, les auteurs de ces actes sont quatre individus mineurs.

Vers 2 h du matin, les forces de l’ordre sont informées que de nombreux rétroviseurs ont été brisés. Les véhicules concernés étaient alors garés avenue de la République. Rapidement sur place, les policiers de la Bac interpellent quatre jeunes. Les adolescents, âgés entre 16 et 17 ans, ont été conduits au poste de police. Ils seront prochainement convoqués devant un juge des enfants pour répondre de leurs actes de vandalisme.

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