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L'ancien président du Brésil.
L'ancien président du Brésil.
©Reuters

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Violence, homicides, corruption : quand les bobos vantaient le Brésil de Lula

Avis aux collectionneurs : les veinards qui détiennent le numéro 772 des Inrockuptibles (15 septembre 2010) ont un trésor en mains - et que les malchanceux lancent illico des recherches : cet hebdo-collector vaudra bientôt une fortune.

Xavier Raufer

Xavier Raufer

Xavier Raufer est un criminologue français, directeur des études au Département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l'Université Paris II, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Dernier en date:  La criminalité organisée dans le chaos mondial : mafias, triades, cartels, clans. Il est directeur d'études, pôle sécurité-défense-criminologie du Conservatoire National des Arts et Métiers. 

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Dans l'histoire de la presse en effet, dur de trouver pire ineptie. Car, en couverture, ce numéro-pépite exalte le "Brésil : pays où la gauche a réussi" sous la photo d'un souriant président "Lula" Da Silva.

Léger détail : aujourd'hui, le Brésil croule sous les coups redoublés du crime et d'une babylonienne corruption ; et l'aimable Lula, idole des Inrocks, est sous enquête pour "trafic d'influence".

Rappelons d'abord que les InrocKuptibles est un fanzine gauche-caviar, pour riches rebelles post-pubertaires et anarchistes de salon. Quoique truffé de fastueuses publicités pour produits de luxe, cet hebdo-bobo en déficit chronique (encore moins 13% de lecteurs fin 2014 et 200 000 euros de perte), n'a échappé au pire, à l'été 2009, qu'en devenant la danseuse du "progressiste" Mathieu Pigasse, banquier qui est, à la gauche décente, ce que Nabilla est à Sainte Thérèse de Lisieux.

Mais retour au Brésil, pays longtemps présenté comme un parfait paradis - indécent bobard aisément découvert en cherchant "Brésil eldorado" sur un moteur de recherche.

Or, ce que matraquait alors - pas vraiment innocemment - la presse féale de la DGSI (Davos-Goldman-Sachs-Idéologie) était déjà faux et depuis lors, la situation du Brésil s'aggrave de jour en jour :

- Le Brésil est le champion du monde des homicides par armes à feu : 42 000 en 2013, pour l'effarant total, tous procédés confondus, de 56 000 homicides cette année là (France métropolitaine, dont la population représente un tiers de celle du Brésil : 665 homicides en 2013)

- Le Brésil a la police la plus violente du monde : en 2012, les policiers y ont abattu 2 212 personnes - croit-on, car nombre de ces crimes policiers restent ignorés. Rappel : aux Etats-Unis (un tiers plus peuplé que le Brésil), où la police a la main leste, on comptait en 2012, 461 homicides policiers.

- Eldorado... du cybercrime, le Brésil est le 2e foyer mondial d'une fraude sur Internet qui, en 2014, a coûté 8 milliards de dollars aux banques du pays.

- D'énormes scandales de corruption secouent les grands groupes brésiliens, divers ministères et sociétés nationales ; on apprend chaque mois la "disparition" de milliards de dollars, pillés par une meute de politiciens-ripoux, d'usages issus - les Inrocks en frémissaient d'aise - du visqueux "Parti des travailleurs" - plus inspiré par Bernie Madoff que par Karl Marx. Résultat, la sympa-ex-guérillera Dilma Rousseff est désormais vomie par les Brésiliens : 63% veulent la destituer, et... 8% la soutiennent encore.

Et l'idole Bobo Luiz Ignacio Da Silva "Lula" soupçonné par les juges de "trafic d'influence", sous sa présidence et depuis lors...

Et l'inflation qui galope...

Et les experts financiers qui diagnostiquent la pire récession brésilienne en 25 ans...

Tel est le paradis des Inrocks, médiatique bobo-boussole-qui-montre-le sud.

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