Va-t-on décapiter Sacha Baron Cohen ? | Atlantico.fr
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Borat 2 affiche bague Allah Sacha Baron Cohen humour bus
Borat 2 affiche bague Allah Sacha Baron Cohen humour bus
©Capture d'écran twitter

Ce blasphémateur doit être châtié

Va-t-on décapiter Sacha Baron Cohen ?

Il a fait bien pire que Samuel Paty.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Ce cinéaste est un amuseur passablement grossier et vulgaire. Mais on rit avec lui. Son humour, d’une verve toute rabelaisienne, n’a rien à voir avec les subtilités de Woody Allen. Il se rapprocherait plutôt de celui, tonitruant et décapant, de Mel Brooks.

Ces deux réalisateurs sont – et cela n’étonnera personne – de la même fâcheuse origine que lui. Quiconque a vu « Borat » ou « Le Dictateur » sait que Sacha Baron Cohen a une dent contre l’islam.

Dans son dernier film, il a réussi à dépasser toute mesure. Sur l’affiche on le voit tout nu avec un minuscule cache-sexe en forme de masque anti-Covid. Et à son doigt une bague avec le nom d’Allah gravé dessus. Ça ne fait pas rire certains chauffeurs de bus d’Ile-de-France.

Outrés, ils crient au blasphème et exigent que l’affiche qui figure au flanc de leurs véhicules soit retirée. La régie francilienne des transports a refusé. Elle pense sans doute que nous sommes en France. Mais son antenne locale de l’Essonne a obtempéré aux croyants et enlevé les affiches. L’Essonne est-elle encore en France ?

Il n’est pas évident que Sacha Baron Cohen soit décapité. Toutefois il le mérite car d’après son nom, et d’après le Coran, il est un singe et un porc. Peut-être se contentera-t-on de lui couper le zizi. Ce n’est pas bien grave : selon toute vraisemblance, il lui en manque déjà un petit bout…

Ce qui est grave, et arrêtons de rire, c’est cette foi revendicatrice qui avance, conquérante. L’Essonne est déjà tombée. Il ne reste plus qu’à prévoir des bus séparés pour les femmes et pour les hommes. Mais comme nos pieux chauffeurs de bus sont très tolérants, ils accepteront quand même des femmes non-voilées.

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