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Top 10 des meilleurs pavillons de la Biennale de Venise 2015

La Biennale de Venise, ce sont les Jeux Olympiques de l’art contemporain. Certains ont le courage de regarder toutes les épreuves avec assiduité, d’autres préfèrent se focaliser sur les choses les plus spectaculaires! Pour vous simplifier la tâche, Artsper et Atlantico vous ont sélectionné les 10 Pavillons incontournables de la Biennale de Venise 2015.

François-Xavier  Trancart avec Artsper

François-Xavier Trancart avec Artsper

François-Xavier Trancart est le co-fondateur d'Artsper.com, site web spécialisée dans la vente et l'actualité de l'art contemporain .

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{Le Pavillon japonais et l’installation monumentale de Chiharu Shiota}

 

L’image la plus diffusée sur les réseaux sociaux de ce début de Biennale de Venise est sans aucun doute celle de l’installation monumentale de Chiharu Shiota au Pavillon Japonais. Son installation est tout simplement spectaculaire: ce sont 180.000 clés en métal récoltées dans le monde, reliées par 400km de fil rouge, qui explorent la relation que l’on entretien avec les objets quotidiens et les objets de mémoire portant une forte charge symbolique malgré leur matérialité quelconque. 

C’est tout en poésie que nous pénétrons dans l’univers onirique et fantastique de l’artiste. Une installation pour le moins remarquée pour cette artiste qui a déjà plus d’une fois capté l’attention des amateurs d’art. Décharge émotionnelle en vue.

Lire aussi : Les dix événements off à ne pas manquer à la Biennale de Venise

Lire ausi : Que sont devenus les Lions d’or de la Biennale de Venise ?

{Le Pavillon roumain et Adrian Ghenie}

 

L’un des Pavillons les plus bluffants de cette 56ème Biennale de Venise est le Pavillon Roumain commissionné par Mihai Pop et présentant le peintre roumain Adrian Ghenie (né en 1977).

 

Pourtant, il ne s’agit que de 2D! Dans une Biennale qui fourmille au rythme des vidéos, installations, performances et sculptures monumentales,… afficher de la peinture est presque ringard. Mais la peinture de Adrian Ghenie, rongée par les thèmes de la souffrance et du génocide, fascine les spectateurs. Quand à ses toiles travaillée au couteau, elles ont un rendu aussi puissant que celles d’un artiste comme Francis Bacon. Les spectateurs restent en émoi devant ces oeuvres d’une force rare.

 

On ne peut qu’admirer cette mini-rétrospective d’un artiste peignant tel un virtuose les tourbillons de violence et de couleurs. Toutefois, il ne s’agit pas d’une découverte, ni pour les amateurs aguerris, ni pour le marché..

 

{Le Pavillon américain avec Joan Jonas}

 

Les Etats-Unis seront représentés par Joan Jonas pour cette 56ème Biennale de Venise. Cette artiste vidéaste de 78 ans aborde avec une grande maturité et une certaine légèreté ses sujets politiques et sociaux phares: l’écologie et la nature.

 

Ses installations vidéos, composées également de dessins, d’objets et de sons, sont réparties dans les 5 galeries du Pavillon Américain. Elles sont comme un puzzle qu’il faut reconstituer pour pénétrer l’univers de l’artiste. Ce voyage intérieur se fait sans discours moraliste, sans artifices. Joan Jones nous emmène naturellement vers son but: plus qu’un constat sur la « fragilité de la nature », c’est un manifeste environnemental.

 

Joan Jonas est une artiste célèbre et pionnière de la vidéo et de la performance de la fin des années 60. Elle est aujourd’hui représentée par la galerie Yvon Lambert.

 

{Le Pavillon français avec Céleste Boursier Mougenot}

 

Le Pavillon Français est à coup sur le Pavillon le plus contemplatif et poétique de la Biennale de Venise. Commissionné par Emma Lavigne, le Pavillon présentera l’artiste Céleste Bouriser-Mougenot. Ce dernier est connu pour travailler avec le son. En 2012 déjà, c’était des oiseaux qui s’animaient sur des cordes de guitares au CentQuatre. 

Pour cette 56ème Biennale de Venise, Céleste Boursier-Mougenot explore le thème du « déracinement » avec l’oeuvre Révolutions: des pins déracinés sont posés au sol, ils s’animent comme par magie,… L’énergie qu’ils dégagent est alors traduite en sons apaisants. Le visiteur est invité à contempler ce balais musical depuis les gradins en mousse d’un Pavillon complètement ouvert sur l’extérieur. il s’agit bien d’un « îlot onirique et organique » dont il faut profiter impérativement pour se reposer du marathon artistique.

Quant à la programmation du Pavillon français, elle semble décidément très mélomane. Pour la 55ème Biennale de Venise en 2013, la France avait déjà interpellé l’oreille musicale des visiteurs avec l’œuvre Ravel Ravel Unravel de Anri Sala. L’artiste y composait des formes sonore, c’est-à-dire des variations visuelles et musicales autour d’un concerto de Maurice Ravel.

 

{Le Pavillon danois avec Danh Vo}

 

Danh Vo est incontestablement l’une des stars de cette Biennale de Venise 2015. En plus d’être le commissaire de l’exposition « Stip the Tongue » à la Fondation Pinault, Punta della Dogana, il représente le Pavillon Danois. 

 

Pour sa deuxième participation à la Biennale de Venise, ce prodige vietnamo-danois réalise une grandiose démonstration conceptuelle et minimale en choisissant d’exposer des reliques en bronze de statues monumentales. Il parvient en toute simplicité et poésie, à faire vibrer le visiteur.

 

{Le Pavillon belge avec Vincent Meessen et une sélection d’artistes internationaux}

 

Pour cette 56ème édition de la Biennale de Venise, Vincent Meessen, en collaboration avec la commissaire artistique Katerina Gregos, a opté pour une exposition de groupe intitulée: « Personne et les autres ».  Avec une sélection de 10 artistes de 4 continents, Vincent Meessen explore et revisite l’histoire du Pavillon Belge (le plus ancien Pavillon national de la biennale!) et ses liens historiques et coloniaux avec l’époque moderne.

 

Avec ce choix délibéré de privilégier une exposition de groupe, Vincent Meessen et les artistes invités nous livrent une histoire dynamique, multiforme et introspective de l’internationalisme et de la représentation nationale de la belgique. Au travers de micro‐histoires inconnues ou passées sous silence, cette exposition révèle le poétique tapi sous l’historique, avec des accents à la fois politiques, discursifs et visuellement riches. A ne pas manquer.

 

{Le Pavillon anglais}

 

Représenter le Pavillon Anglais, c’est tenter de saisir la quintessence de l’esprit British: des oeuvres provocantes loin des idées convenues, avec un certaine flegme, voir un certain dédain, pour le qu’en-diras-t-on

 

Sarah Lucas (née en 1962), membre emblématique des YBA (Young British Artists), y parvient avec succès. Sa palette, elle se compose de l’image de la ménagère, de représentations sexy et stéréotypées de la femme glamour, de grands phallus jaunes criard, de fesses fumantes… Elle aborde avec violence les stéréotypes sur le rôle de la femme et sa sexualité. C’est un cocktail explosif a déguster sans modération.

 

{Pavillon de Chypre avec Christodoulos Panayiotou}

 

A l’occasion de la 56ème Biennale de Venise, le Pavillon de Chypre, commissionné par Omar Kholeif, sera représenté par Christodoulos Panayiotou (né en 1978). Avec cette exposition « Two Days After Forever », l’artiste mélange architecture, chorégraphe et texte pour identifier et dévoiler les récits cachés de l’histoire et du temps. 

 

En partant de l’archéologie, il explore la création d’une « matrice narrative de l’histoire » et confronte sa réflexion avec plusieurs époques historiques. Plus concrètement, des performances (qui seront reprogrammées tout au long de la Biennale) et des documents annexes focalisent l’attention du visiteurs sur les enjeux architecturaux et historiques chers à l’artiste. On plonge dans son univers avec une facilité déconcertante…

 

{Le Pavillon suisse avec Pamela Rosenkranz}

 

Attendez vous à une experience sensorielle envoutante en pénétrant dans le Pavillon Suisse. Pour la Biennale de Venise, Pamela Rosenkranz, une artiste peu connue jusqu’à présent, a décidé de confronter notre attirance biologique pour l’humain et notre attachement à la nature. Dans un pavillon recouvert de matières synthétiques de la couleur de peau européenne standard et avec des odeurs de peau de bébé embaumant l’atmosphère, le spectateur est happé par une complicité et une attirance biologique. Simultanément, la lumière verte et le bruit de cascade plonge le visiteur dans un espace naturel, apaisant. 

 

Le résultat est ensorcelant.

 

{Le Pavillon Australien}

 

Le Pavillon Australien, parce qu’il vient d’être construit et qu’il est le seul Pavillon national construit depuis celui de la Corée du Sud en 1996, mérite d’être vu. Avec ses 240m2 d’exposition dessinés par le cabinet Denton Corker Marshall, le visiteur déambule dans une architecture inspirée des sculptures minimalistes de Richard Serra. 

Pour information, l’actrice Cate Blanchett est l’un des 85 donateurs ayant financé ce pavillon à 7.5 M

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