Des piétons passent devant des affiches de campagne du président français et candidat du parti La République en Marche (LREM), Emmanuel Macron, et de la candidate du Rassemblement National (RN), Marine Le Pen, à Eguisheim, dans l'est de la France, le 21 avril 2022, à la veille du second tour de l'élection présidentielle.
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OPINION DES CITOYENS

Téléphone, Internet, marchés prédictifs ou échantillons reproduits à l’IA : quelle est la méthode de sondages la plus susceptible d’y voir clair sur les élections présidentielles à venir ?

Téléphone, panels en ligne, marchés prédictifs ou échantillons synthétiques générés par IA : à quelques mois d'une présidentielle 2027 à l'offre politique déjà éclatée, la question de savoir qui sera capable d'y voir clair dans les intentions de vote des Français n'a jamais été aussi ouverte. Alors que Nate Cohn, responsable des sondages au New York Times, défend encore le bon vieux téléphone dans les colonnes de son journal, Atlantico a interrogé deux profils que tout oppose sur ce terrain : Laure Salvaing, directrice générale des études de Verian (ex-Kantar Public), tenante d'un sondage classique en perpétuelle amélioration méthodologique, et Émile Servan-Schreiber, fondateur d'Hypermind et pionnier français des marchés prédictifs, convaincu que l'avenir de la prévision électorale se joue ailleurs que dans l'échantillon représentatif.

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A PROPOS DES AUTEURS

Laure Salvaing est Directrice générale de Verian.

Émile Servan-Schreiber est cogniticien, PDG de Hypermind, opérateur de marchés prédictifs depuis 2000. Il est également cofondateur et directeur scientifique de The Forecasting Machine, une plateforme de prédiction basée sur l’intelligence artificielle lancée en 2025. Il enseigne la prévision collective à l’université IE de Madrid, et il a publié chez Fayard « Supercollectif : la nouvelle puissance de nos intelligences ». Il est titulaire d’un doctorat en psychologie cognitive de l’université Carnegie Mellon.