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Tea party : la lutte finale ?
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Infusion américaine

Tea party : la lutte finale ?

Installée aux Etats-Unis depuis le début des années 1980, Suzanne Guggenheim est une militante active au sein des "tea parties", ces révoltes conservatrices qui mènent la vie dure à Barack Obama. Pour Atlantico, elle s'intéresse à l'éventualité d'un mouvement comparable en France. C'est notre feuilleton de la semaine. Episode 3, c'est parti...

Suzanne Guggenheim

Suzanne Guggenheim

Suzanne Guggenheim est la co-fondactrice du mouvement des "tea-party" au Texas et membre du bureau national des "tea party".

Franco-Américaine de 66 ans, elle vit à Houston, au Texas, depuis le début des années 1980.

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Récapitulons : suite à mon article de lundi et à celui de mardi, on pourrait conclure qu’un "tea party" à la française relève à l’heure actuelle du vœu pieu, tant les valeurs partagées par ce mouvement semblent à des années-lumière de la mentalité française qui finalement n’éprouve pas tant de raisons de s’opposer à un système politique qui lui assure pour l’instant un minimum de confort.

Soulignons par ailleurs, qu'il est plus que prévisible que les partis politiques traditionnels mettront tout en œuvre, y compris menaces et intimidations, pour qu’un tel mouvement qui risquerait de grignoter leur électorat ne voit jamais le jour. En ce sens, le peu de considération qui est faite des rares libéraux et libéraux-conservateurs authentiques au sein des partis traditionnels est révélateur de la situation.

Souvenons-nous des origines des "tea parties" américaines...

Mais, si l’on regarde en arrière ce qu’était la situation aux Etats-Unis il y a deux ans, on se rend compte que très peu d’Américains étaient vraiment conscients de la situation économique, financière et sociale de l’Amérique. Leur motivation pourtant fut suffisante pour les inciter à s’informer et à s’éduquer.

Et surtout, ce qui change totalement l’équation, c’est que la dynamique qui a créé le mouvement des "tea parties" est en fait partie de la base. A la grande surprise des hommes politiques et des commentateurs, le mouvement est né spontanément et simultanément dans des centaines de villes, à travers tous les Etats, et sans aucune participation d’aucun des habituels acteurs ou ténors de la politique traditionnelle. Deux ans après, avec plus de 3000 groupes répartis sur tout le territoire, cela reste vrai, même si les partis politiques et leurs dirigeants se réclament maintenant du "tea party".

Vers un bouleversement politique ?

Peut-être, l’heure approche-t-elle aussi où un sursaut naturel, issu de la volonté de survie, amènera le peuple français à se regrouper autour de leaders nouveaux aussi bien qu’issus des groupes libéraux cités lors de mon premier article et qui s’organisent déjà, et à s’assembler afin de faire entendre une voix forte réclamant une diminution de l’emprise tentaculaire de l’Etat, une prise en charge personnelle par les individus de leur avenir, et l’effort national nécessaire à assurer la pérennité de l’identité française face à l’Islam envahissant. Une chose est sure, c’est que dans la situation dans laquelle se trouve actuellement tout le monde occidental, les choses peuvent basculer très vite.

Aujourd’hui, certes, les Français ne sont sans doute pas prêts, mais demain, dans un mois … tout peut avoir changé. La vraie force des "tea Parties" c’est la rapidité de réaction, la façon dont le mouvement s’étend rapidement et ensuite la consistance dans l’action. Alors tous les espoirs sont permis. Et si cela se passe, tous les partis politiques peuvent se préparer à la plus fondamentale remise en cause qu’ils n’aient jamais imaginée.

 

(3 / 3 épisode - fin du feuilleton)

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