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Le scandale sexuel à l'anglaise
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So British !

Le scandale sexuel à l'anglaise

Les scandales politiques liés au sexe ne datent pas de mai 2011. Patrick Girard retrace un siècle de frasques amoureuses en politique et nous dévoile de façon stupéfiante les mœurs légères de ceux qui nous gouvernent. Ici, il revient sur les scandales successifs qui ont ébranlé la cour britannique. "Sexe, mensonge et politiques" Extraits (2)

Patrick Girard

Patrick Girard

Patrick Girard est docteur en Histoire.

Il est rédacteur-adjoint de Jeune Afrique et a longtemps collaboré à l'hebdomadaire Marianne.

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En ce mois d’avril 2011, il flottait comme une atmosphère de liesse dans les chaumières anglaises. Le prince William, deuxième dans l’ordre de succession au trône, et Kate Middleton s’apprêtaient à se dire oui sous les voûtes de Westminster Abbey. Oublieux des épreuves qu’il continuait à traverser, un pays vivait candidement et béatement un véritable conte de fées. Son futur roi, plutôt beau gosse, épousait une fort avenante roturière, issue d’une lignée de mineurs rudes à la tâche. La fiction et la réalité se rejoignaient, faisant verser quelques larmes aux chroniqueurs mondains ravis de ne pas avoir à tremper leur plume dans le fiel.

 Tel père, pas forcément tel fils

À Buckingham Palace, on savourait le regain d’amour des Britanniques pour l’institution monarchique. La reine Élisabeth II arborait un sourire qui n’était point de pure convenance. Son petit-fils la consolait des déboires conjugaux de ses propres enfants, dont les mariages avaient été autant d’échecs retentissants. Seul changement par rapport à l’époque victorienne, la veille des noces, elle ne reçut pas sa future bru pour l’informer de la dure réalité qui l’attendait et lui donner le sage conseil prodigué en ces circonstances à ses filles par l’impératrice des Indes : « Pense à la Grande-Bretagne ! »

Les promis enterrèrent pour la forme leur vie de garçon ou de jeune fille, des obsèques très discrètement célébrées. Cela faisait déjà plusieurs années qu’ils portaient le deuil de leur virginale innocence. On peut d’ailleurs supposer que la jeune fille aurait mal pris les recommandations de son encore presque belle-mère. En matière de sexualité ou de fidélité conjugale, les Windsor ne sont pas, loin de là, la meilleure des références.

 Outre-manche, sexe et politique ne font pas bon ménage

Le prince William est en effet affligé d’une très lourde hérédité. Son aïeule, Victoria, se consola de la perte de son cher prince Albert dans les bras de son cocher écossais alcoolique, John Brown, au point que la presse la qualifiait peu aimablement de « Mrs Brown » et que l’un de ses ministres jugeait inopportun d’engager des poursuites à ce sujet en raison des risques encourus d’une confirmation de cette rumeur. Édouard VII, dont il descend en ligne directe, avait une connaissance encyclopédique des maisons closes parisiennes. Son arrière-grand-oncle, le duc de Windsor, avait préféré à la couronne Miss Wallis Simpson, formée dans les bordels de Macao à d’exquises recettes amoureuses. Seule exception à la règle, son arrière-grand-père, le roi George VI, non seulement n’était pas un orateur de talent mais, de plus, à en croire les confidences de sa femme, « était plutôt faible côté Popaul44 ». Au point qu’il aurait fallu avoir recours à certaines techniques de pointe pour lui permettre d’avoir des héritières.

Un dialogue de roturier

Quant à ses propres parents, Charles et Diana, ils incarnaient la meilleure des publicités contre l’institution du mariage. Le prince de Galles préférait à son épouse sa maîtresse de longue date, Camilla Parker- Bowles, avec laquelle il avait des entretiens d’une très haute élévation spirituelle comme l’indique ce dialogue publié par les tabloïds britanniques :

– Charles : Le problème, c’est que j’ai besoin de toi plusieurs fois par semaine.

– Camilla : Mm… Moi aussi ! J’ai besoin de toi toute la semaine, tout le temps…

– Charles : oh, mon Dieu ! Je devrais vivre dans tes pantalons ou un truc de ce genre. Ça serait bien plus facile !

– Camilla (riant) : Tu vas te transformer en quoi, en culotte ? C’est une idée : te réincarner en petite culotte !

– Charles : Ou en Tampax, avec ma chance !

– Camilla : Tu es complètement idiot ! Oh ! Quelle merveilleuse idée !

– Charles : Je serais jeté dans la cuvette des WC et je tournerais infiniment à la surface, sans jamais descendre.

– Camilla : Oh, mon chéri !

– Charles : Jusqu’à ce que le suivant arrive…

– Camilla : Oh, peut-être que tu pourrais te réincarner en boîte !

– Charles : Quel genre de boîte ?

– Camilla : Une boîte de Tampax. Comme ça, tu durerais plus longtemps !

– Charles : C’est vrai…

– Camilla : Tu te renouvellerais… Oh ! Chéri, je te veux maintenant.

Diana se consola comme elle put jusqu’à son divorce prononcé le 15 juillet 1996. Elle trouva dans les bras de Dodi Al-Fayed l’amour, leur idylle s’interrompant tragiquement le 31 août 1997 dans le tunnel de l’Alma. Une mort stupide, horrible, qui fit de Diana une madone et de Camilla, finalement épousée par Charles, une sorte de Lucrèce Borgia mâtinée de Montespan.

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Extraits de "Sexe, mensonges et politiques", de Patrick Girard, Jean-Claude Gawsewitch ( Juin 2011)

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