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Réflexions amères et un peu tristes sur la question philosophique de la trottinette électrique
©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

En avant toutes et tous

Réflexions amères et un peu tristes sur la question philosophique de la trottinette électrique

Des penseurs du gouvernement et de la Mairie de Paris réfléchissent intensément sur ce sujet. On ne va quand même pas les laisser seuls...

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Mme Elisabeth Borne, ministre des Transports, a eu une riche idée susceptible de ramener quelques voix écologistes vers le mouvement macroniste.  Elle a décidé que les publicités pour les automobiles devront être assorties d'une mention vantant les mérites des transports en commun.  Ainsi sur une pub de Renault, Citroën ou Peugeot, on verra "prenez le métro" et "voyagez en bus". Voilà qui est mignon tout plein. Un peu comme si sur les paquets de préservatifs on inscrivait "faites des enfants".

Mme Borne ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin.  Que ne s'inspire-t-elle pas des paquets de cigarettes.

Sur les voitures fleuriraient des inscriptions engageantes: "rouler tue", "conduire donne le cancer", "la voiture rend impuissant".

Mme Borne aspire certainement au titre de ministre des Transports amoureux vue la promiscuité charnelle régnant dans le métro... Par ailleurs, elle s'est rendue coupable d'une omission gravissime. Elle a omis de chanter les louanges de la trottinette électrique.

Il est vrai que ça, c'est surtout le domaine d'Anne Hidalgo. Suite à une série d'accidents corporels subis par des piétons, la maire de Paris a dû se résoudre à interdire la circulation sur les trottoirs de ces engins non polluants. Pourtant, trottoir et trottinette, c'est la même racine!

Dorénavant donc, les trottineurs et les trottineuses slaloment dangereusement entre les voitures. D'où nombre de traumatismes crâniens. En effet, le port du casque, qui devrait leur être imposé, ne l'est pas. Mme Hidalgo ne veut pas contrarier le bobo qui veut avoir les cheveux au vent. Le bobo, ça vote aux municipales....  

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