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François Hollande est arrivé jeudi à Tokyo pour une visite d’Etat de trois jours.
François Hollande est arrivé jeudi à Tokyo pour une visite d’Etat de trois jours.
©Reuters

Japoniaisierie

Quand Hollande se prend pour un samouraï et n’arrive même pas à être un lutteur de sumo…

C’est une visite historique que vient d’effectuer le président de la République à Tokyo. Les Japonais en sont restés éberlués.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Le Figaro, journal de droite, titra : « Hollande sur les traces de Chirac ». Libération, journal de gauche, préféra : « Hollande dans les pas de Mitterrand ». La visite de ce dernier au pays du Soleil levant n’avait pourtant pas laissé de traces impérissables. Le séjour japonais de son successeur fut en revanche marqué par un événement de la première importance. Jacques Chirac en effet déploya toute son énergie pour promouvoir le sumo au rang de patrimoine mondial de l’humanité. Son amour, ou plutôt sa passion pour ces énormes et luisants tas de graisse fut cruellement moqué par Nicolas Sarkozy, être malingre et chétif manifestement jaloux de leur énorme embonpoint.

Hollande fut, bien sûr, tenté pas ces monstres graisseux mais comme il se méfiait des ricanements de l’ancien chef d’Etat, il se teint coi. C’est donc dans un autre domaine qu’il fit preuve d’originalité. Ayant vraisemblablement forcé sur le saké, il annonça aux Japonais, ébahis et incrédules, que la France et le Japon étaient les deux puissances d’avenir !

Le couple conquérant et dynamique franco-japonais était né. Et les Nippons ne furent pas peu fiers, eux qui avaient un misérable taux de chômage de 5% (un des plus bas de la planète), d’être associés à la France dont le taux dans ce domaine dépassait les 10% et promettait de grimper encore.

Saké un jour, saké toujours… En une autre occasion le président de la République, évoquant l’attaque de djihadistes contre un complexe gazier en Algérie ou dix Japonais avaient trouvé la mort, indiqua, ému, qu’il présentait ses condoléances au « peuple chinois ». Il est vrai qu’avec tous ces yeux bridés il est excusable de s’y perdre un peu… Les dirigeants japonais réunis pour entendre ce singulier hommage apprécièrent mais, la politesse asiatique étant ce qu’elle est, ne pipèrent mot. Un samouraï de base, un samouraï lambda se serait fait harakiri pour avoir honteusement confondu les Chinois et les Japonais. Mais pas Hollande, soucieux de sauver la France à laquelle il avait fait don de sa personne.

Le sommet de la visite fut atteint lors de l’entrevue privée entre le président de la République et l’Empereur du Japon. Après cet entretien un conseiller de l’Elysée se précipita vers les Journalistes pour leur dire que Sa majesté impériale avait dit quelque chose du genre : « le ciel est maussade et le temps est à la pluie ». Et ledit conseiller leur suggéra de « méditer » cette très forte pensée. Depuis, les journalistes méditent. Sans résultat concluant. Et c’est pour cela que depuis plusieurs jours les médias sont atteints d’une langueur mélancolique.

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