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Qu'est-ce qu'il y a de plus con qu'un écologiste ? Douze écologistes
©Reuters

Au fou !

Qu'est-ce qu'il y a de plus con qu'un écologiste ? Douze écologistes

On croyait avoir tout vu avec les écolos. Eh bien non : ils nous surprendront toujours…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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C’est un petit livre. Appelons-le petit livre vert, pour rester dans la tonalité de son contenu. Ils se sont mis à douze pour l’écrire. Douze apôtres comme le note amoureusement un site des défenseurs de la nature. Et il est préfacé par Yves Cochet, un des patrons les plus en vue de EELV. Mais il n’est pas précisé si le susnommé doit être considéré comme Jésus. Et s’ils ont mangé bio pendant la Cène.

Le titre de l’opuscule : « Moins nombreux, plus heureux ». Ce n’est pas plus on est de fous plus on rit, mais moins on est de fous plus on rit… Commençons par les douze apôtres. La philosophie de leur texte est relativement simple et d’une affligeante banalité. Ils veulent une humanité plus respectueuse de la planète et de « ses autres habitants ». C’est-à-dire de nos amis les bêtes que nous tuons pour diverses raisons et que nous étouffons par notre nombre.

Un des apôtres, Michel Tarrier, constate tristement que l’expansion de nos effectifs « se fait au détriment de ceux de toutes les espèces non-humaines ». Ah ça, c’est ben vrai... Il faudrait en effet un grand imprécateur – Yves Cochet peut-être – pour décrire la colère et la rage d’un Obélix revenant aujourd’hui en Gaule (la France, paraît-il) et découvrant que les forêts ont été remplacées par des HLM. Que les sangliers (son petit-déjeuner, déjeuner et dîner) ne gambadent plus par milliers à la recherche de glands. Que les aurochs majestueux ont laissé la place à des bovins sans noblesse. Il faudrait un barde, un grand barde (toujours Yves Cochet ?), pour chanter son immense tristesse face à la raréfaction des abeilles qui fournissaient le miel nécessaire à son hydromel quotidien.

Mais dans ce concours de bêtises, c’est un autre apôtre, Théophile  Giraud, qui grimpe sur le podium. Il a calculé que sur Terre, chaque humain disposait d’un petit rectangle de 100m x 150m. A titre de comparaison, le même humain jouissait d’une surface mille fois plus grande il y a 10000 ans, indique-t-il. C’était le bon temps. Et – cerise sur le mammouth – l’humain de cette belle époque consommait très peu de biens « d’ailleurs tous recyclables ».

Vous avez bien lu ? « Tous recyclables » ! Oui, les peaux de bêtes étaient recyclables… Oui, les quartiers de bidoche n’étaient pas enveloppés dans du plastique… Oui, dans les cavernes et les grottes où s’entassaient nos ancêtres, le chauffage central n’exerçait pas ses méfaits polluants… Oui, les cadavres des femmes assommées à coup de massue parce qu’elles avaient laissé s’éteindre le feu étaient parfaitement recyclables… C’était le bon temps, on vous dit.

On notera que d’après les scientifiques, les vrais, la durée de vie moyenne de l’homme des cavernes était de 35 ans. Ce qui avait pour heureux effet d’éviter une affreuse surpopulation, jugée abominable par les douze apôtres. Une durée de vie de 35 ans, c’était vraiment le bon temps…  Chez les écologistes, nombreux sont les adeptes fanatiques de la décroissance et de la dénatalité. Un peu moins de bien-être, un peu plus de misère. Ça fera peut-être mourir quelques centaines de millions d’Africains, d’Indiens et de Chinois. Et ça c’est bon pour nos amis les bêtes.

Un humoriste anglais a eu un jour une formule amusante (il était un peu misanthrope) : « plus je connais les hommes et plus j’aime les animaux ». Chez nos apôtres ça donne, et c’est beaucoup moins drôle : « plus j’aime les animaux et plus je déteste les hommes ». Mais puisque la dénatalité est devenue pour eux un horizon indépassable, peut-être devraient-ils commencer par eux-mêmes. Faire des enfants, quelle horreur ! Il y a le préservatif pour s’en prémunir : impossible il n’est pas recyclable. Il y a la pilule : proscrite également car chimique. Reste le coitus interruptus. Alors qu’ils s’y mettent et vite.

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

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