Pour le Fonds Monétaire International, les pays de la planète n’ont pas d’autres solutions que de rembourser leurs dettes abyssales. Mais ce qui est intéressant dans les recommandations faites à Washington, lors de l’ouverture de la réunion annuelle des grands argentiers du monde, c’est que la solution passe par une mutualisation des dettes à l’échelle internationale : donc une plus grande solidarité entre les pays. Le FMI sait bien que la planète n’est pas le pays des Bisounours, que tous les pays n’ont pas le même niveau d’endettement, que les plus endettés ont tendance à demander aux autres de venir payer certaines de leurs factures. Et que les plus à l’aise n’y sont guère enclins... Ce qui est intéressant dans ce diagnostic, c’est son implication politique. Ce caractère inéluctable de la crise ne signifie pas que la sortie de crise passera par des repliements nationaux ou nationalistes et protectionnistes, mais, au contraire, par plus d’organisation politique. C’est paradoxal mais les courants extrémistes de droite ou de gauche se trompent complètement. La réaliste économique plaide pour des fédérations, des regroupements. Exactement comme dans l’industrie. Les scenarios proposés par le FMI ne sont pas rendus publics. Ils sont à la disposition des gouvernements du G8 et du G20 dont les ministres des Finances sont aujourd’hui à Washington. A eux d’en tirer les leçons.