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Policier renvoyé aux Assises : la justice révolutionnaire est en ordre de bataille…
©Sameer Al-Doumy / AFP

Haine antiflic

Policier renvoyé aux Assises : la justice révolutionnaire est en ordre de bataille…

Vous vous souvenez du Mur des Cons ? Ses maçons sont toujours à l'œuvre.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La justice est représentée avec un bandeau sur les yeux. Il lui faut être aveugle pour tenir la balance égale entre l'accusé et l'accusation, entre l'avocat et le procureur. Mais la justice est souvent bafouée par certains juges.

Eux, ils enlèvent leur bandeau pour voir à qui ils ont affaire. Pour s'asseoir sur l'impartialité, une vertu bourgeoise à leurs yeux. Ils estiment qu'un riche Blanc doit être, pour les mêmes méfaits, puni plus sévèrement qu'une racaille de banlieue. Qu'un représentant de l'Etat, nécessairement oppresseur, doit en toute hypothèse écoper plus lourdement qu'un voyou considéré comme un opprimé.

Il y a quelques temps, lors d'une manifestation, un syndicaliste SUD a été éborgné par une grenade de désencerclement. Le policier responsable de ce tir malheureux a été identifié par l'IGPN. Il était normal qu'il fût sanctionné et traduit en correctionnelle.

Un juge d'instruction en a décidé autrement. Un juge d'instruction est, avant le tribunal qui décide en dernier ressort, un personnage tout puissant. Il est indépendant et n'est assujetti à aucun pouvoir hiérarchique.

Ce juge a jugé (pas sûr que ce terme soit adéquat) que le policier devait être renvoyé aux Assises, une juridiction prévue pour les crimes les plus lourds. Il est, répétons-le, indépendant. Mais pas indépendant de ses passions politiques.

Matthieu Bonduelle – c'est son nom – a été secrétaire général du Syndicat de la Magistrature. Vous vous souvenez, celui du Mur des Cons ? Pour lui et pour les siens, la justice est un levier révolutionnaire comme les autres. S'il peut aider à affaiblir le pouvoir haïssable des puissants, il faut s'en servir sans retenue.

Pour que tout soit clair, le juge Bonduelle a, en 2014, écrit un article édifiant dans le Monde Diplomatique. Son titre vaut programme : "Juger est un acte politique"! Pour ceux qui sont membres comme lui du Syndicat de la Magistrature, aucune hésitation possible : un policier est intrinsèquement et forcément coupable. C'est ainsi qu'en France, certains jugent. Peut-être qu'un jour, il faudra juger les juges…

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