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Plus de 60 maîtresses et deux femmes officielles : Napoléon, cet amant maladroit proche de la goujaterie
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Bonnes feuilles

Plus de 60 maîtresses et deux femmes officielles : Napoléon, cet amant maladroit proche de la goujaterie

Adulé ou haï, Napoléon jouit d'une gloire universelle, et son destin fulgurant fait encore rêver tous les hommes. Dans "Napoléon - Le Grand Album de notre enfance", Dimitri Casali raconte son histoire avec des illustrations de Job, dont une centaine inédites, extraites d'albums historiques des années 1900. Extrait (1/2).

Dimitri  Casali

Dimitri Casali

Dimitri Casali, historien, spécialiste de l'enseignement de l'Histoire, est l'auteur de Désintégration française (JC Lattès, 2016), du Nouveau manuel d'histoire (La Martinière, 2016), de L'Empire colonial français (Gründ, 2015), d'Ombres et Lumières de l'Histoire de France (Flammarion, 2014), du manuel Lavisse-Casali Histoire de France, de la Gaule à nos jours (Armand Colin, 2013), et de L'Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous plus fiers de notre histoire (Lattès, 2012). Son dernier livre, La longue montée de l'ignorance, est paru aux éditions First (mars 2017). Il collabore régulièrement avec la presse écrite, la radio, la télévision. Pour plus d'informations, consultez le blog de Dimitri Casali : http://dimitricasali.fr/

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D'après le témoignage de Joséphine elle-même, Napoléon n’a aimé durant toute sa vie que deux femmes : elle et la comtesse Walewska qu’il rencontra en Pologne. Même s’il fut un époux aimant et prévenant avec ses deux épouses officielles – Joséphine et Marie-Louise –, cela ne l’empêche pas d’avoir eu une soixantaine de maîtresses. Toujours pressé, il n’a que peu de temps à consacrer aux choses de l’amour, il est donc un amant maladroit, proche de la goujaterie.

Une anecdote à ce sujet est révélatrice. Napoléon reçoit sa maîtresse du moment, la belle et coquette actrice de théâtre, MlleDuchesnois. La comédienne est réputée pour son tempérament de feu (les mauvaises langues disent que sa grande expérience amoureuse tente de faire oublier un nez bien trop long…). Cette très courte liaison valut à la belle d’être reçue sociétaire de la Comédie-Française. Une nuit, alors que l’Empereur travaille dans son cabinet, Constant, son valet de chambre, introduit la Duchesnois dans la chambre jouxtant son cabinet, vers 11 heures du soir…

Constant fait savoir discrètement à Napoléon que Mlle Duchesnois patiente dans la chambre voisine dans les meilleures dispositions… « Que dois-je lui dire, demande le valet ? — Qu’elle attende », marmonne Napoléon, absorbé par son travail.

Vers minuit, Constant rappelle que Mlle Duchesnois est toujours là… « Qu’elle se déshabille, et qu’elle se couche ! », ordonne alors l’Empereur.

Constant revient beaucoup plus tard, vers 1 heure du matin, et à nouveau lui dit : « Sire… Mlle Duchesnois commence à avoir froid. » Napoléon semble de plus en plus absorbé par son travail.

Vers 2 heures du matin, Constant fait observer que Mlle Duchesnois commence à s’impatienter. Napoléon, ne sachant que dire, ordonne : « Qu’elle se rhabille et qu’elle s’en aille ! »

 

Extrait de "Napoléon - Le Grand Album de notre enfance", Dimitri Casali, (Grund Editions), 2013;, 29,95 euros. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

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